Tshisekedi annonce des consultations pour créer une union sacrée de la Nation

Le chef de l’État congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo vient de s’adresser à la nation comme annoncé par un communiqué de son directeur de cabinet intérimaire.

Dans son allocution de 6 minutes, le chef de l’Etat congolais a annoncé le début des consultations pour cimenter la cohésion nationale qu’il a appelé union sacrée de la nation.

« J’ai décidé d’entamer, dès la semaine prochaine, une série de contacts visant à consulter les acteurs politiques avec différents acteurs et ensembles représentatifs du pays pour créer une union sacrée de la nation ».

Sur un ton grave, Félix Tshisekedi a décrit ce vendredi soir un contexte exceptionnel de fragilité du pays, après avoir rappelé que les résultats des élections ont forcé l’opposition et l’ancien pouvoir à travailler ensemble.

Durant près de deux ans après, il a constaté les divergences qui plombent les ailes de l’espoir dans plusieurs secteurs dont la paix, la sécurité, la CENI, la gestion du portefeuille d’Etat, la territoriale, etc.

Sur un ton plus ferme, le président congolais a conditionné tout partenariat politique au respect de son engagement d’instaurer l’Etat de droit.  Félix Tshisekedi a apporté une fois de plus son soutien aux trois nouveaux juges constitutionnels, affirmant que leur prestation de serment a conforté l’Etat de droit.

On se souviendra que mercredi 22 octobre dernier, Félix Tshisekedi avait reçu le serment de trois nouveaux juges constitutionnels au Palais du peuple ; qu’il avait nommés le 17 juillet,  Kaluba Dibwa Dieudonné, Kalume Yasengo Alphonsine et Kamulete Badibanga Dieudonné rejoignent les six autres juges constitutionnels dans un climat de tension.

Lire :  CENI : Le RCD/KML exige le rapport du précédent processus électoral

En effet, le Premier ministre, les présidents des deux chambres du Parlement et plusieurs autres cadres du Front Commun pour le Congo (FCC) avaient boycotté cette cérémonie de prestation de serment, répondant favorablement au mot d’ordre lancé par leur famille politique.

En définitive, contrairement à ce que l’opinion publique supputait, il n’y a ni dissolution de l’Assemblée nationale, ni démission du gouvernement. Félix Tshisekedi a tout simplement annoncé des consultations politiques pour la création d’une Union sacrée de la Nation, autour de valeurs prônées par lui, et après il reviendra vers le peuple pour annoncer ses décisions qui n’excluent aucun cas de figure.

Réagissez à l'article

Your email address will not be published.