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L’ASADHO et l’ODEP ont accusé la ministre de la Justice de bloquer les dossiers de détournement depuis près de 4 mois. Ces dossiers concernent 15 millions USD détournés à la Gécamines et environ 9 millions USD au trésor public. Le Directeur général de l’ODEP, Jacques Katshelewa, a affirmé cette situation lors d’un point de presse tenu le 1er avril à Kinshasa.

Selon Jacques Katshelewa, le Procureur général près la Cour des comptes a transmis ces deux dossiers à la ministre de la Justice, Rose Mutombo, dans une lettre datée du 20 novembre 2023. Le vice-ministre de la Justice, qui a réceptionné ces dossiers au nom de la ministre, a promis de les transmettre au Procureur Général près la Cour de cassation.

Rose Mutombo ministre de la Justice
Rose Mutombo ministre de la Justice

Cependant, l’ODEP et l’ASADHO s’inquiètent du fait que ces dossiers ne soient toujours pas transmis à la Cour de cassation après 4 mois. Le silence de la ministre de la Justice est préoccupant. Pour ces organisations, il est crucial que chaque institution joue son rôle pour que les criminels se sentent sérieusement inquiétés.

L’ODEP et l’ASADHO ont également invité le chef de l’État à instruire la ministre de la Justice afin de transmettre ces dossiers au Procureur près de la Cour de cassation et d’initier des poursuites judiciaires contre les présumés coupables.

Malgré les tentatives de la presse pour joindre la ministre de la Justice à propos de ces dossiers de détournement, les informations restent en suspens. Lire aussi : L’ODEP fustige le copié-collé de la politique nationale de santé – Infocongo

Quelles sont les conséquences de ce blocage ?

Le blocage des dossiers de détournement par la ministre de la Justice peut entraîner des conséquences significatives.

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En effet, si les dossiers ne sont pas transmis à la Cour de cassation, les présumés coupables pourraient échapper à toute poursuite judiciaire. Cela renforcerait le sentiment d’impunité et minerait la confiance du public dans le système judiciaire.

De plus, le rôle de la ministre de la Justice est de garantir que les procédures légales soient suivies et que la justice soit rendue équitablement. Le blocage des dossiers pourrait être perçu comme un dysfonctionnement du système judiciaire.

D’autre part, l’absence d’action contre les détournements de fonds pourrait nuire à la crédibilité du gouvernement et à sa capacité à lutter contre la corruption. Cela pourrait également affecter les relations avec les partenaires internationaux et les investisseurs.

Quelles sont les preuves de ces détournements ?

Les preuves de ces détournements n’ont pas été spécifiquement mentionnées. Cependant, l’ASADHO et l’ODEP ont probablement des éléments de preuve substantiels pour étayer leurs accusations. Ces éléments pourraient inclure des documents financiers, des témoignages, des enregistrements de transactions, des rapports d’audit ou d’autres preuves matérielles.

Il est essentiel que les autorités compétentes mènent une enquête approfondie pour vérifier ces allégations et établir la responsabilité des personnes impliquées dans ces détournements de fonds. Si les accusations sont fondées, les preuves recueillies seront essentielles pour engager des poursuites judiciaires contre les présumés coupables et rétablir la confiance dans l’intégrité du système.

Cependant, sans accès direct aux dossiers et aux preuves spécifiques, nous ne pouvons pas fournir de détails précis sur les éléments de preuve. Il est donc crucial que les autorités compétentes agissent de manière transparente et diligente pour résoudre cette affaire.

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Qui sont les probables coupables de ce détournement ?

Les probables coupables de ce détournement de fonds n’ont pas été spécifiquement mentionnés par l’ODEP et l’ASADHO. Cependant, l’enquête devrait se concentrer sur les personnes impliquées dans les transactions financières concernées.

Étant donné que les fonds ont été détournés de la Gécamines et du trésor public, les hauts responsables gouvernementaux, y compris la ministre de la Justice, pourraient être impliqués.

En outre, les personnes ayant accès aux finances et aux opérations de la Gécamines pourraient également être suspectées d’être impliquées dans le détournement, tout comme les fonctionnaires responsables de la gestion des fonds publics pourraient être examinés.

Des tiers, tels que des banquiers, des avocats ou des comptables, qui ont facilité les transactions financières pourraient également être impliqués.

Cependant, sans preuves concrètes, il est impossible de désigner des coupables spécifiques. Une enquête approfondie, menée par des autorités compétentes, est nécessaire pour établir la responsabilité des personnes impliquées dans ces détournements. Les preuves matérielles, les témoignages et les documents financiers seront essentiels pour identifier les coupables et garantir que justice soit rendue.