Affrontements entre FARDC et M23-RDF

Ce dimanche 25 février, de violents affrontements ont éclaté entre les FARDC et les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, près des villes de Sake et de Shasha, situées à 27 et 40 kilomètres au sud de Goma, dans le Nord-Kivu. La situation est tendue dans cette région, où d’autres combats ont lieu sur plusieurs fronts.

Selon des sources concordantes et la société civile, des explosions d’armes lourdes ont retenti jusqu’à midi aux alentours de Sake, où les forces gouvernementales et les rebelles s’affrontent. Les combats se concentrent sur plusieurs positions des insurgés, au sommet de la colline Ndumba et autour de Shasha, dans le groupement Mufuni Shanga, au Nord-Kivu.

D’après les mêmes sources, la colline Ndumba est un point stratégique pour les rebelles, qui leur permet de sécuriser leurs bases arrière de Mushaki, Kilolirwe, Mweso et Kitchanga.

D’autres affrontements ont repris ce dimanche à 3 heures du matin sur différents axes du territoire de Masisi, entre les Wazalendo et les rebelles. Ils ont notamment eu lieu à Kimoka, à l’entrée du village Malehe, à Kisheke derrière la base de la MONUSCO et à Tingi vers le village de Lutobogo.

Bilan des pertes difficile à évaluer

Les sources de la société civile en territoire de Masisi indiquent qu’il est impossible pour le moment de dresser un bilan de ces affrontements, car les zones de combat sont inaccessibles.

Notons que depuis 2014, la situation sécuritaire dans l’est de la RDC reste volatile, malgré l’élection de Félix Tshisekedi en 2018, qui a promis de restaurer la paix. Plusieurs groupes armés continuent d’opérer dans la région, comme les rebelles ADF d’origine ougandaise, les FDLR d’origine rwandaise, le M23 (Mouvement du 23 mars) financé par le Rwanda, les milices Maï-Maï ou les groupes d’autodéfense communautaires. Ces groupes commettent des atrocités contre les civils, qui sont aussi victimes des violences sexuelles, des maladies et de la famine.

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La guerre à l’est de la RDC est donc le résultat d’une combinaison de facteurs historiques, politiques, économiques, ethniques et régionaux, qui rendent difficile sa résolution. Il faudrait une volonté politique forte, un dialogue inclusif, une réforme du secteur de la sécurité, une justice transitionnelle, une coopération régionale et une assistance humanitaire pour mettre fin à ce cycle de violence. Lire aussi : Nord-Kivu : nouveaux affrontements entre FARDC/Wazalendo et M23/RDF – Infocongo