Daniel Nsafu député national

La Commission spéciale et temporaire chargée d’auditionner le député national Daniel Nsafu a bouclé sa tâche ce lundi 5 juin. A l’issue de cet exercice, le député entré en clandestinité est reparti libre, alors que d’aucuns craignaient qu’il soit appréhendé à cette occasion.

Cependant, selon les juristes le député national ne risquait rien après cette audition, pour la simple raison que la flagrance n’a cours légale que durant 48 heures. Aujourd’hui, pour arrêter Daniel Nsafu, il faut se conformer à la procédure, c’est-à-dire saisir l’Assemblée nationale qui doit autoriser sa poursuite et au besoin statuer sur la levée de ses immunités.

Daniel Nsafu est arrivé au Palais du peuple pour son audition, répondant à l’invitation lui lancée depuis vendredi par la commission spéciale mise en place pour l’entendre. Elle a débuté son travail ce lundi 5 juin. La commission est présidée par le député Noël Botakile, assisté par la députée Scolastique Mahindo.

Pour sa défense, le député mis en cause est assisté par son collègue du parti, le député Paulin Odiane. Il est reproché à Daniel Nsafu, député membre d’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, des propos qui « incitent à la haine tribale ».

La plénière avait adopté l’institution de cette commission sur fond d’une motion du député Albert David Mukeba.  Ce dernier évoquait plusieurs faits du député mis en cause qui, selon lui, « entament l’honneur de l’Assemblée nationale et sa personne en tant que représentant du peuple ».

Sa famille politique dénonce l’« acharnement et au deux poids, deux mesures » au motif que certains propos pires que ceux tenus par Nsafu du côté du pouvoir ne sont pas sanctionnés. Lire aussi : Marche pacifique de l’opposition : le pouvoir s’est engouffré dans le panneau – Infocongo

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