Autorités de l'aviation civile de la RDC

La République Démocratique du Congo fait partie des 12 États signataires de la charte de l’Organisation de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) pour la sécurité de l’aviation civile, SASO en sigle. Cette cérémonie présidée par le ministre des Transports, Voies de communication et de Désenclavement, Marc Ekila, le mardi 2 mai 2023, dans la salle des réunions de l’Autorité de l’Aviation Civile Congolaise (AAC) en présence du représentant de la SASO, des Directeur Général, Directeur Général Adjoint et cadres de cet établissement public confirme son appartenance à l’organisation.

Premier à prendre la parole, Marc Ekila a souligné les efforts du Gouvernement Congolais à sortir des différentes listes d’exclusion aérienne. Pour lui, c’est l’une des premières missions lui confiée par le chef de l’État Félix Tshisekedi.

Le président Félix Tshisekedi dans le cockpit de l'Airbus A320 de CongoAirways
Le président Félix Tshisekedi dans le cockpit de l’Airbus A320 de Congo Airways

Mutualiser les efforts avec les autres pays membres de la SADC

A son tour, le Directeur Général de l’AAC, Tshiumba Mpunga Jean, a salué la mutualisation des efforts avec les pays membres, dans le renforcement des capacités des inspecteurs, dans la sécurité des aéroports en vue de se mettre aux standards internationaux.

« Il y a bien intérêt particulier à pouvoir faire partie de cette commission qui est déjà en train d’assurer la sécurité de l’aviation civile pour la région de la SADC. C’est aussi très important parce que nous devons pouvoir mutualiser les efforts des différents États de la SADC dans cette sécurité de l’aviation civile. En signant cet accord, nous avons des apports mutuels la RDC qui a réussi à faire un taux de mise en œuvre très importante dans certains domaines comme dans celui de la législation, de l’organisation, de l’exploitation technique et de la navigabilité des États de la SADC qui n’ont pas encore atteint un certain niveau dans ce domaine », a-t-il souligné.

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Et d’ajouter :

« Nous aussi, on a des carences notamment dans le domaine de la navigation aérienne et dans le domaine des aéroports donc nous allons attendre des autres États de la SADC de nous accompagner par leurs experts, par leurs inspecteurs à faire la certification des aéroports internationaux notamment à faire la certification des matériels de navigation aérienne donc nous avons besoin que les États de la SADC nous assiste tout comme nous pourrons participer à aider aussi certains États de la SADC qui ne sont pas suffisamment outillés ».

Avion Airbus de Congo Airways
Avion Airbus de Congo Airways

Que peut-on retenir de la SASO ?

Il sied de renseigner que la SASO est une organisation régionale de sécurité de l’aviation civile créée en 2012 par la SADC. Elle a pour mission de fournir des services de supervision de la sécurité et de la sûreté de l’aviation civile aux États membres de la SADC. La SASO vise également à promouvoir la coopération et l’échange d’informations entre les États membres, ainsi que la mise en place de normes et de règlements harmonisés en matière de sécurité de l’aviation civile.

La signature de la Charte de la SASO par la République Démocratique du Congo est un pas important vers l’amélioration de la sécurité de l’aviation civile dans la région de la SADC. La sécurité de l’aviation civile est un enjeu majeur pour l’ensemble de la communauté internationale.

Autorité de l’aviation civile, un établissement public Congolais

L’AAC/RDC (Autorité de l’aviation civile) est régie par la Loi n° 08/009 du 07 juillet 2008 portant dispositions générales applicables aux Etablissements publics et par le Décret n° 011/29 du 10 juin 2011 portant statuts d’un établissement public dénommé Autorité de l’Aviation Civile de la République Démocratique du Congo, en sigle « AAC/RDC »

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Notons que l’Autorité de l’Aviation Civile de la RDC est le conseiller du Gouvernement en matière d’aviation civile. A ce titre, sans préjudice des dispositions légales et règlementaires en vigueur, elle est notamment chargée d’assister le Gouvernement dans la définition et la conduite de la politique aéronautique nationale en tenant compte des besoins du pays et des normes et conventions internationales actualisées; d’exécuter la politique de l’Etat congolais en matière d’aviation; de proposer au Gouvernement les programmes nationaux de sûreté et de facilitation aéroportuaires; le programme national de sécurité en matière d’aviation civile et le programme national de gestion des catastrophes et des crises en matière d’aviation civile etc.

Après la signature de la Charte, c’est maintenant que le Gouvernement Congolais doit penser à rentabiliser le secteur en renforçant le pays des appareils pouvant permettre aux sociétés aériennes qui existent d’arroser toutes les provinces. Si les deux entreprises reconnues, les Lignes Aériennes Congolaises (LAC) et Hewa Bora, bénéficiaient de 5 appareils chacune, la Charte vaut son pesant d’or. Lire aussi: RDC : le gouvernement adopte le projet de création de la compagnie aérienne nationale « Air Congo » – Infocongo

Gel Boumbe