Willy Bakonga

Willy Bakonga, sénateur de son état et ancien ministre de l’EPST, condamné à trois ans de réclusion criminelle pour blanchiment d’argent, et accusé par ailleurs pour faits de détournements présumés des fonds publics affectés à la gratuité de l’enseignement, mais jamais convoqué devant un procureur, est sorti de la prison cette semaine à la surprise générale.

Willy Bakonga a retrouvé sa liberté de la plus belle manière, en figurant en bonne place sur une longue liste des bénéficiaires de la grâce présidentielle, après seulement 7 mois d’incarcération.

Seulement deux jours après sa libération, cet ancien ministre passé du FCC à la majorité de l’union sacrée au pouvoir, est aujourd’hui au centre d’une vaste polémique, certaines institutions se rejetant les unes après les autres la responsabilité de cette relaxation pour le moins bizarre.

Willy Bakonga, un prisonnier passe-muraille ?

Les instances judiciaires, suivies en cela par certains activistes des Droits humains, ont vite annoncé une libération par grâce présidentielle. D’autres sources, ont même fait état d’une libération conditionnelle pour bonne conduite du concerné.

Mais la surprise est venue de la patronne de la Justice congolaise elle-même, la Ministre de la Justice Rose Mbombo, qui a fait part de son étonnement et qui a vite dénoncé une erreur sur la personne, allant jusqu’à demander par écrit, le retour à la case prison du détenu pourtant libéré sur base d’une ordonnance présidentielle.

Plus curieux encore, on apprend de nombreuses sources que le nom de Willy Bakonga a été inséré sur la liste des bénéficiaires de la magnanimité présidentielle par un procureur près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe, alors que sa détention avait été décidée par la Cour de Cassation. Mais comme tout le monde le sait, en RDC, la Justice a parfois, si pas souvent, ses propres voies, que le commun des congolais, même les plus avisés ne connaissent pas.

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Les choses en étaient là, jusqu’à hier samedi matin, quand une nouvelle rumeur persistante est venue ajouter à la confusion ambiante : le prisonnier libéré mais candidat à la réincarcération a disparu corps et bien de la circulation. Certaines sources prétendument mieux informées, allant jusqu’à prétendre que ses téléphones ne répondaient plus, et que l’homme avait disparu des radars.

Et depuis lors, tout le monde à Kinshasa comme ailleurs, se perd en conjectures sur la direction qu’aurait prise cet homme libre et fugitif à la fois. lire aussi: Trois ans de prison fermes pour Willy Bakonga

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