Réaction de Tshopo Telema face à l’insécurité grandissante dans la ville de Kisangani

L’insécurité qui gangrène les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu et de l’Ituri a tendance à s’étendre jusqu’à la Tshopo depuis quelques mois. Et comme pour les régions précitées un silence plus ou moins complice entoure la question. Cette situation a mis en alerte la structure Tshopo Telema, qui donne dans les lignes suivantes, sa réaction face à ce monstre qui tente de prendre la province martyre à bras-le-corps. Lire aussi: Kisangani : Un officier FARDC et un policier tués lors d’un affrontement avec une milice

« Tshopo Telema exprime sa satisfaction de constater qu’enfin, les autorités politico-Administratives mettent en application certaines de ses recommandations pour lutter ensemble contre l’insécurité qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans la ville de Kisangani.

Cas de la grande réunion de communication tenue hier, mardi 23 février 2021 à l’hôtel de Ville de Kisangani par monsieur le maire à l’attention de ses administrés. Cela devra continuer et nous lui demandons de disponibiliser par moyens de réseaux sociaux les photos des fugitifs en cavale, distribuées d’ores et déjà aux chefs de quartiers et d’Avenues pour nous permettre une traque généralisée.

Fugitifs des affrontements de Kisangani, activement recherchés

L’appel à témoin doit impérativement être lancé vers la population Boyomaise pour permettre à cette dernière de pouvoir verser dans le panier d’enquête d’autres éléments pouvant éclairer la religion de l’instruction du dossier.

Cependant, il y a lieu de nous poser des questions que voici :

Des questions qui attendent réponses

Primo: Comment la même arme qui a tué au PK 27, Route Ituri puisse se retrouver aux incidents meurtriers du Quartier des musiciens, Commune Makiso ?

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Secundo : Avant de séjourner au quartier des musiciens, ces miliciens auraient transité par Kabondo. Où résidaient-ils à Kabondo ? Peut-on avoir leur contrat de bail, car le Bourgmestre de Kabondo est sensé en avoir ? Il en est de même de la parcelle du quartier des musiciens mutatis mutandis?

Tertio :Quel genre de cohabitation entretenaient-ils avec le voisinage à Kabondo, tout comme à Makiso ?

Quarto : Retracez leur parcours de Kabondo à Makiso précisément au quartier des musiciens en dégageant leur modus operandi ainsi que leur pourvoyeur au regard de leur nombre considérable, leurs dépendants ?

Quinto :Quelle serait leur motivation profonde de venir résider à zéro mètre du gouvernorat et dans un quartier présumé sécurisé, habité par les autorités ?

Sexto : Qu’adviendrait-il avec la conférence des Mines à Kisangani, dont le site d’accueil fut l’Ecole Hope avec la présence inouïe de ces miliciens plus de quatre mois avant sa tenue, ainsi que l’arrivée du chef de l’Etat ?

Serait-ce une coïncidence heureuse ou malheureuse? c’est une préoccupation à intégrer dans la recherche de la vérité motu proprio, ontologique ou eschatologique?

Le vers est déjà dans le fruit

Tshopo Telema serait d’avis que le vers se trouverait dans le fruit, car le Général Mayele, jadis chef d’Etat Major Général, paix à son âme, face au pillage et devant les éléments des FAZ au Palais du peuple avait déclaré sans vergogne : « Quand les services de sécurité n’arrivent pas à mettre fin à la criminalité, c’est que les criminels se cachent dans les services de sécurité », et surtout que les dossiers sécurité sont gérés avec une grande légèreté inavouée car on ne sent pas la prise en charge correcte des services de sécurité ainsi que de la justice de proximité dans son ensemble par la Province.

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Il est ahurissant de voir les membres de l’Exécutif provincial prendre du volume à l’instar d’Obélix, à l’inverse tous leurs collaborateurs devenir des poids mouche.

Que les institutions provinciales s’assument pour jouer chacune son rôle constitutionnel en dépit des intimidations faites par les communicateurs réputés « moutons noirs » à longueur de journées, qui du reste confondent la communication aux Insultes et aux menaces personnelles, source de débâcle du FCC, de triste mémoire, dixit le Professeur Ordinaire, Bongeli Yekeilo Ya Atoo, sociologue de haute facture.

Que la représentation provinciale éclaire la religion de la population en rapport avec les dossiers très sensibles de l’insécurité grandissante et inquiétante en actionnant les mécanismes parlementaires appropriés pour jouer : la prévention, la précaution, la protection ainsi que la sanction.

Attaques contre les élus à travers les réseaux sociaux

Tshopo Telema, observe ces derniers temps, les attaques ciblées à travers les réseaux sociaux contre nos élus provinciaux, émanation du souverain primaire, en prévision de la tenue prochaine et fatidique du mois de mars avec l’objectif de leur faire peur, car le silence de ces derniers semble donner de l’insomnie à l’exécutif provincial ainsi que leurs accessoires.

Et pourtant le souhait de tous est de voir les institutions provinciales, fonctionner au regard de la loi, et exclusivement de la loi seulement hic et nunc. Tshopo Telema convie tout le monde aux bons sentiments ainsi qu’à la courtoisie car il est hors de question de prendre la province en otage par un groupe d’opportunistes, « conglomérats d’aventuriers », dixit Mzee Kabila.

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Evitons d’étaler nos déficits aggravés ainsi que nos incompétences alarmantes dans nos forums. Car l’éducation, on la reçoit dans nos familles respectives et l’instruction à l’école.  Car les criminalistes de formation et de profession disent « ouvrir une école, c’est fermer une prison », et d’ajouter : « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

Le soleil s’arrêtera bientôt sur les kulunas communicateurs, moutons noirs qui du reste prétendent restreindre la liberté d’expression, garantie par la constitution à certains dignes fils et gardiens du temple de la Tshopo.

Assemblée provinciale interpellée

Pour clore au demeurant, l’Assemblée provinciale conformément à la loi doit s’atteler à la requalification de la nouvelle majorité pour donner espoir aux Tshopolais, Tshopolaises et exiger que la vérification avec minutie ainsi que le suivi soient faits quant à la déclaration par les membres du gouvernement provincial de leurs avoirs, car le signe d’enrichissement follement sans cause est d’ores et déjà perceptible, et ceux qui quittent le gouvernement provincial ne sont pas soumis à cette exigence légale pourtant constitutionnelle, que de violations en violations de la loi.

Pour les moutons noirs, Tshopo Telema rappelle d’ores et déjà son style de combat : simple mais adapté au type d’arme de l’agresseur conventionnel ou pas, l’arme fatale étant en quarantaine”.

Coordonnateur de Tshopo Telema Maître Augustin Yaokeli

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