Au Sud-Kivu, l’Unicef mettra la main à la poche pour la scolarité des enfants

Ce sera plus de 86 millions USD qui seront débloqués en début de l’année 2020 pour assurer la scolarité des enfants dans la province du Sud-Kivu, selon des recommandations du programme de coopération entre le gouvernement congolais et l’UNICEF. 

Elève appliquée

Quatre jours durant, les travaux de la revue annuelle se sont tenus au centre protestant Rio à Nguba en commune d’Ibanda, dans la ville de Bukavu et ont été clôturés le samedi 22 novembre. Les experts du ministère du Plan, de la Santé et de la division des Affaires sociales ainsi que ceux de l’UNICEF ont réfléchi sur les mécanismes à mettre en place en vue de promouvoir le droit de l’enfant au Sud-Kivu.

Ce programme de cinq ans se fixe comme priorité l’amélioration des conditions de vie des enfants qui traversent une vie de misère dans les milieux secoués par la guerre au Sud-Kivu.

L’élaboration de ce plan qui a été validé par le gouvernement congolais s’est basé sur une analyse approfondie de vulnérabilité.

Fortes turbulences à Kinshasa chez les conventionnés

Pendant ce temps, à Kinshasa, Les cours sont toujours perturbés dans des écoles conventionnées catholiques, malgré les multiples appels aux enseignants de reprendre la craie. Dans la majorité de ces écoles, les enseignants campent sur leur position et ne dispensent pas les cours.

Du complexe scolaire Bobokoli à l’ouest de la ville en passant par Lycée Bosangani, le collège Boboto à Gombe au Centre et Lycée Motema Mpiko vers l’Est de Kinshasa, les enseignants de ces écoles conventionnées s’obstinent à ne pas donner cours. Ils ont boudé les appels à la reprise lancés entre autres par le ministère de l’Enseignement primaire secondaire et technique, le syndicat ainsi que par la coordination de ces écoles.

Le collège Boboto ressemble à un no man’s land. Pas d’enseignants, pas d’élèves ; sauf, la sentinelle pour recevoir les visiteurs. Il en est de même du lycée Bosangani. Un parent se dit étonné de constater que les élèves du secondaire, non concernés par le programme de gratuité, sont aussi frappés par cette grève.

Une exception cependant c’est à l’institut Elikya St Joseph, où les gestionnaires affirment éviter de victimiser les élèves, qui suivent réellement les cours.

Un conseiller de la province éducationnelle de la Lukunga a aussi effectué ce même vendredi sa tournée dans les écoles concernées. Il dit réserver un rapport général de son constat à sa hiérarchie.

Des enseignants grévistes en palabre

Les enseignants de ces écoles sont en grève pour réclamer de meilleures conditions de travail et une bonne rémunération. Ils affirment qu’ils ont perdu le pouvoir d’achat avec l’instauration de la gratuité de l’enseignement de base. Leurs nouveaux salaires ne leur permettent plus de renouer les deux bouts du mois.

Des échanges avec la Présidence de la République prévus

Les professionnels des écoles conventionnées et le syndicat des enseignants concernés par la gratuité de l’enseignement de base vont échanger avec le cabinet du Chef de l’Etat, a annoncé le porte-parole du gouvernement, Jolino Makelele. Les conclusions de ces rencontres seront transmises au ministre de l’EPST pour finalisation et au Conseil des ministres pour l’encadrement de cet important projet.

Le chef de l’Etat a félicité le gouvernement pour avoir tenu ses engagements en payant les salaires et les frais de fonctionnement des écoles publiques depuis septembre jusqu’à ce jour. Les ministres évoquent le « risque de perturbation du calendrier scolaire dans une grande partie du territoire national à la suite des grèves des enseignants des écoles publiques, conventionnées catholiques et protestantes ».

« Leurs revendications portent toujours sur le paiement des enseignants dits « nouvelles unités » et « non payés », ainsi que la suppression des zones salariales, a indiqué le ministre Makelele, porte-parole du gouvernement au cours de la réunion du conseil des ministre, présidée par le chef de l’Etat, vendredi 22 novembre.

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