Opienge Tshopo

Des sources concordantes font état d’un nouveau massacre perpétré par des miliciens Mai-Mai dans la localité d’Opienge (territoire de Bafwasende), à plus de 300 kilomètres de Kisangani, dans la province de la Tshopo. Le bilan provisoire, encore en cours de consolidation, s’alourdit à plusieurs dizaines de morts.

Attaques ciblées et atrocités

Le weekend dernier, les miliciens sous le commandement de Sengo Shukuru, successeur du défunt chef rebelle Luc Yabili, ont assiégé Opienge. Ils ont semé la terreur parmi la population, tuant sauvagement des civils, violant des femmes et des jeunes filles. L’unique école du village a été détruite, et le bétail volé.

Fuite des autorités locales et populations dans la forêt

Prises pour cible, les autorités locales, le chef de secteur et le chef de groupement, ont dû prendre la fuite en pleine forêt pour échapper à la mort. Les familles, apeurées, se sont réfugiées dans la brousse, exposées aux intempéries et à la peur constante. Les enfants, les femmes enceintes, les enseignants et le personnel soignant sont parmi les plus durement touchés par cette tragédie.

Exploitation illégale des ressources minières au cœur du conflit

Selon plusieurs sources, les motivations des assaillants seraient liées à l’exploitation illégale des richesses minières abondantes dans la région. Sengo Shukuru et ses alliés, parmi lesquels des éléments des milices Shanga, Nduma et Simba, ainsi que des miliciens Simba de Mangaribi et le seigneur de guerre Byamungu, cherchent à s’approprier le contrôle des mines d’or de la zone.

Une région en proie à l’instabilité depuis de nombreuses années

Depuis 1997, la région d’Opienge est en proie à l’instabilité due aux activités des groupes armés qui convoitent ses ressources naturelles. Les populations locales vivent dans un climat de peur permanent, victimes des violences et des exactions des milices.

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Appel à l’intervention des autorités et à la protection des civils

Face à cette nouvelle vague de violence, les habitants d’Opienge lancent un cri de détresse aux autorités. Ils implorent une intervention urgente pour mettre fin à ce cycle de violence et pour assurer leur sécurité. La protection des civils et la restauration de la paix dans cette région meurtrie doivent être des priorités absolues.

En résumé, la situation à Opienge est extrêmement préoccupante. Les attaques des miliciens Mai-Mai ont causé des dizaines de morts et plongé la population dans une terreur indescriptible. L’exploitation illégale des ressources minières est au cœur de ce conflit qui dure depuis de nombreuses années. Il est urgent que les autorités prennent des mesures fortes pour protéger les civils et ramener la paix dans cette région. Lire aussi : Conflit Mbole et Lengola : les élus de la Tshopo plaident pour l’intervention de l’État – Infocongo