Livres de Alexis Kant

L’industrie du livre pourrait binetôt disparaitre en RDC, tant dans la capitale Kinshasa qu’en provinces. A Goma par exemple, bien que les jeunes écrivains de la ville fassent preuve de dynamisme, l’industrie littéraire du Nord-Kivu reste confrontée à de multiples défis qui freinent son évolution.

En effet, la publication, la promotion et le financement représentent des défis considérables pour les auteurs de talent qui luttent pour subsister grâce à leur art.

Alexis Kant, jeune écrivain de Goma déplore le manque de soutien et de structures adéquates pour les écrivains dans la région.

Alexis Kant, écrivain

« À Goma c’est actuellement un combat littéraire qu’on est en train de mener. Les écrivains sont pleins de talent et de motivation, mais ils sont confrontés à de nombreux obstacles pour publier et promouvoir leurs œuvres. Il y a des structures qui essaient d’encadrer les écrivains, mais on ne peut pas dire que ces structures aident vraiment à l’essor de l’industrie littéraire », explique-t-il.

Pas de mécènes au Nord-Kivu

Trouver des mécènes constitue un défi considérable pour les auteurs du Nord-Kivu. Il est ardu de dénicher des individus ou des entités prêts à apporter un soutien financier pour la publication et la promotion des ouvrages.

« J’ai parlé dernièrement avec d’autres jeunes entrepreneurs qu’à Goma il y a des managers et de ms philanthropes qui pensent seulement que l’art, c’est la musique et la danse. Mais s’il faut revoir la façon de s’impliquer, ils oublient catégoriquement qu’il y a aussi une autre discipline artistique qui est la littérature », souligne Alex Kant.

Malgré ces défis, le professeurJoseph Kitaganya reste optimiste quant à l’avenir de l’industrie littéraire de la province du Nord-Kivu.

Professeur Joseph Kitaganya

« La moindre de choses, c’est juste prendre conscience que la tradition orale garde sa place mais on ne peut pas aujourd’hui se passer de la tradition moderne qui est basée sur l’écriture et la lecture. Pour moi, je pense que, nous devons conjuguer nos efforts. Parce que, effectivement, vous trouverez certains qui peuvent écrire, mais ils n’ont pas les moyens pour publier, mais aussi d’autres, ils ont les moyens mais ils n’ont pas la volonté d’écrire. Il est possible de relever ce défi avec l’appui des autorités compétentes mettant en place de bons mécanismes d’encadrement », a-t-il dit.

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La pérennité de l’industrie littéraire au Nord-Kivu n’est pas seulement une question de talent et de persévérance des auteurs. Elle dépend aussi de l’engagement des autorités à valoriser l’importance de la culture pour le développement personnel et social. Lire aussi : Éclosion Hub : l’incubateur de l’Institut Français de Goma dédié aux entrepreneurs culturels – Infocongo

Amour Imani Christian