Léopards Lutte

Les Léopards lutte de la République Démocratique du Congo (RDC) ont brillé par leur absence aux championnats africains 2024 de lutte, qui se sont tenus du 18 au 19 mars à Alexandrie, en Égypte. Cette situation est due au manque de moyens financiers à la disposition de la fédération et à l’ordre de mission signé en retard par le ministre des Sports et Loisirs, François Kabulo Mwana Kabula.

Le directeur technique national de lutte, Bernard Basampi, a exprimé sa déception face à cette situation, soulignant que malgré les préparations techniques dans des conditions difficiles, l’absence des athlètes est imputable aux autorités.

Les dates de la compétition étaient pourtant bien connues à l’avance, mais les lutteurs inscrits n’ont pas pu y participer. La Fédération Congolaise de Lutte avait initialement prévu d’aligner 90 athlètes, dont 30 cadets, juniors et seniors, pour ces championnats d’Afrique.

La qualification concernait 18 athlètes, dont 6 femmes seniors, 6 hommes seniors en Gréco-Romain et 6 hommes seniors en lutte libre olympique. Cette compétition servait également de qualification pour les Jeux olympiques de Paris 2024.

Perspectives prometteuses pour le futur

Lutteurs congolais à l’entrainement (Ph Droits tiers)

La lutte congolaise a un avenir prometteur, malgré les défis auxquels elle est confrontée. Voici quelques perspectives pour le futur :

Popularité croissante : La lutte est devenue l’un des sports les plus populaires en République démocratique du Congo (RDC). Les combats attirent des foules allant de quelques dizaines à plusieurs centaines de fans, et les événements se déroulent souvent en plein air.

Adaptation locale : Influencés par les émissions de lutte américaine des années 1970, les Congolais ont adapté ce sport à leur manière. Ils ont ajouté des éléments tels que des parades, des pratiques vaudou et de la peinture corporelle. Même le garde du corps du président est un lutteur populaire, connu sous le nom d’ « Etats-Unis ».

Lire :  Eliminatoires-CAN U23 : les Léopards de la RDC sont déjà arrivés à Sétif

Deux branches de la lutte :

La RDC a deux branches de lutte :

WWE SmackDown-brand : Des combats de style classique, où les lutteurs portent des costumes en spandex, des masques et chorégraphient leurs mouvements.

Fétiche wrestling : Une forme unique de lutte congolaise impliquant des pratiques religieuses, des danses et des sorts pour combattre l’adversaire. Les lutteurs classiques s’entraînent dur, tandis que les lutteurs fétichistes ont un mode de vie plus décontracté.

Kabubu, lutte traditionnelle congolaise (Ph droits tiers)

Défis à relever

Le manque de moyens financiers et l’accès limité aux infrastructures sont des obstacles à surmonter. La photographie est vue avec suspicion, mais les photographes persévèrent pour capturer ces moments uniques et authentiques.

En somme, la lutte congolaise continuera d’évoluer et de captiver les fans, tout en préservant son caractère local et ses traditions uniques.

Comment peut-on financer la lutte au Congo ?

La lutte congolaise peut bénéficier de diverses sources de financement pour soutenir son développement et son fonctionnement. Voici quelques approches possibles :

Financement gouvernemental : Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) peut allouer des fonds spécifiques pour le développement et la promotion de la lutte.

Les ministères des sports et de la jeunesse peuvent collaborer pour soutenir les initiatives de la lutte.

Partenariats avec des organisations internationales

La Banque mondiale a déjà approuvé un financement de 82 millions de dollars pour le Projet d’appui aux activités économiques inclusives et résilientes au changement climatique (ProClimat Congo) en RDC.

D’autres organisations telles que le Fonds mondial peuvent également contribuer à la lutte contre des maladies spécifiques comme le VIH, la tuberculose et le paludisme.

Lire :  La CENI recrute pour les scrutins de décembre 2023

Soutien de la communauté et du secteur privé

Impliquer des entreprises locales, des sponsors et des mécènes peut aider à financer des événements, des infrastructures et des programmes de développement de la lutte. Organiser des collectes de fonds, des tournois et des événements sportifs peut mobiliser la communauté et générer des ressources financières.

Subventions et financements spécifiques

Rechercher des subventions auprès d’organisations sportives, de fondations et d’agences gouvernementales dédiées au sport. Participer à des compétitions internationales peut également permettre de gagner des prix en argent.

En combinant ces approches, la lutte congolaise peut obtenir les ressources nécessaires pour se développer, soutenir les athlètes et promouvoir ce sport passionnant.

Lire aussi : Jeux Africains d’Accra 2024 : Bilan mitigé pour les athlètes congolais