Monkeypox

La République Démocratique du Congo (RDC) continue de faire face à une épidémie de Monkeypox, également connue sous le nom de variole du singe. Cette maladie virale, qui se caractérise par des éruptions cutanées et des symptômes pseudo-grippaux, est présente dans le pays depuis des décennies, mais a connu une résurgence ces dernières années.

En effet, depuis le début de l’année 2023, plus de 6 000 cas suspects et 120 décès ont été notifiés dans 23 provinces de la RDC. La majorité des cas se concentrent dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Equateur.

La transmission se fait principalement par contact direct avec les animaux infectés ou leurs fluides corporels. Mais, la population la plus à risque est constituée des enfants, des personnes vivant dans les zones rurales et des chasseurs.

Homme atteint du Monkeypox ou variole du singe
Homme atteint du Monkeypox ou variole du singe (Archives infocongo.net)

Défis et obstacles :

Les principaux défis et obstacles auxquels la RDC fait face dans le cas de cette maladie est le manque de surveillance et de diagnostic adéquats. Le nombre réel de cas est probablement sous-estimé en raison de la difficulté à diagnostiquer la maladie et du manque de moyens de surveillance.

Mais, il y a aussi l’accès limité aux soins de santé, car les populations vivant dans les zones rurales et reculées ont souvent un accès limité aux soins de santé, ce qui retarde le diagnostic et le traitement.

Les autres défis et non des moindres sont l’insécurité et les conflits armés RDC, qui entravent les efforts de riposte à l’épidémie dans certaines régions du pays.

Citons également le manque de sensibilisation et d’information. Dans cet immense pays, la population n’est pas toujours suffisamment informée sur la maladie, ses modes de transmission et les mesures de prévention.

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Efforts de riposte

En dépit des obstacles, le gouvernement congolais, avec l’appui de l’OMS et d’autres organisations internationales, met en œuvre plusieurs mesures pour lutter contre l’épidémie.

Ces mesures incluent la surveillance renforcée, la vaccination ciblée, la sensibilisation communautaire et l’amélioration de la prise en charge des cas.

Notons qu’un nouveau vaccin contre la Monkeypox a été homologué en 2022 et est en cours d’utilisation dans le cadre de la riposte.

L’épidémie de Monkeypox en RDC est une préoccupation majeure de santé publique.

Des efforts soutenus sont nécessaires pour améliorer la surveillance, le diagnostic, la vaccination et la sensibilisation afin de contrôler l’épidémie et sauver des vies. Lire aussi : Après avoir recensé 2.300 cas dans six provinces, le Monkeypox signalé à Kinshasa – Infocongo