Avion de combat chinois Chengdu FC-1 Xialong

La Chine propose de vendre des avions de combat à l’armée congolaise (FARDC). En effet, une délégation de l’entreprise aéronautique chinoise Catic accompagnée d’officiers de l’Armée populaire de Libération (APL) a séjourné à Kinshasa pour proposer des avions de combat à la République démocratique du Congo (RDC), a rapporté jeudi l’agence de presse associée (APA).

L’objectif de ce déplacement dans la capitale congolaise est de proposer à Kinshasa l’acquisition de plusieurs avions de combat multi-rôles Chengdu FC-1 Xialong, un appareil construit par CATIC (China Aviation Technology Import-Export Corp) et fruit d’un partenariat industriel sino-pakistanais. Il est aussi construit au Pakistan par l’entreprise Pakistan Aeronautical Complex (PAC), sous l’appellation de JF-17 Thunder.

Caractéristiques et armements du Chengdu FC-1 Xialong

Ce chasseur a été proposé à plusieurs pays pour l’exportation, dont l’Argentine et la République démocratique du Congo. Mais, il a plusieurs concurrents potentiels sur le marché des avions de combat légers et polyvalents. Parmi eux, on peut citer le F-16 Fighting Falcon américain, le Gripen suédois, le Tejas indien, le MiG-29 russe et le Mirage 2000 français. Ces avions ont des caractéristiques et des performances variables, mais ils sont généralement plus chers et plus sophistiqués que le Chengdu FC-1 Xialong.

Prix relativement bas par rapport à ses concurrents

Le prix du Chengdu FC-1 Xialong est d’environ 15 millions de dollars américains. C’est un prix relativement bas par rapport à ses concurrents, qui peuvent coûter entre 40 et 100 millions de dollars selon les modèles et les configurations. Le Chengdu FC-1 Xialong est donc un avion de combat économique et accessible pour les pays qui ont un budget limité ou qui cherchent à renouveler leur flotte aérienne.

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Cette offre vise à répondre au souhait du président congolais Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de renforcer la force aérienne congolaise, l’une des composantes des Forces armées de la RDC (FARDC), qui n’est actuellement dotée que de quelques Sukhoï Su-25 de conception soviétique. L’un d’entre eux a été touché fin janvier alors qu’il s’apprêtait à se poser sur l’aérodrome de Goma (est) par un tir de missile que la RDC a imputé au Rwanda voisin, accusé de soutenir la rébellion du M23 (Mouvement du 23 Mars).

Les FARDC veulent aussi des drones

La délégation chinoise a également proposé à Kinshasa des avions Chengdu J-10 de la firme Chengdu Aircraft Corporation, qui sont « nettement plus onéreux », a précisé l’APA (indépendante), reçue à Bruxelles.

Des sources proches du ministère de la Défense en RDC soutiennent que les FARDC ont déjà commandé neuf drones de combat et de reconnaissance Male (Medium Altitude Long Endurance) de type CH-4 à l’entreprise China Aerospace Science and Technology Corporation (CASC), a rappelé l’agence.

Le drone chinois CASC-CH-4

Pour rappel, la Chine a appelé à la levée de l’embargo sur les ventes d’armes à destination de la RDC. La coopération sino-congolaise a évolué ces dernières années, passant d’une logique de troc à une logique commerciale, celle des « routes de la soie ». La Chine est ainsi devenue le plus grand partenaire commercial de la RDC, notamment dans le secteur minier. Cependant, certains investissements chinois ont été remis en question par les autorités et les ONG congolaises, qui dénoncent des pratiques opaques et prédatrices. Lire aussi : Un chasseur Sukhoi 25 des FARDC visé par des missiles rwandais

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