Mamy Assumini Kayumba de Nouvel Elan

Après la mission de la délégation du Conseil de Sécurité des Nations-Unies à Goma, un bon nombre d’habitants reste sans espoir sur la fin de la guerre imposée par le Rwanda sous couvert du M23.

En effet, l’ambassadeur français, Nicolas de Rivière, représentant des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations-Unies a déclaré lors d’une tête à tête avec les autorités militaires au Nord-Kivu « La MONUSCO n’est pas une opération de guerre. Elle n’a pas mandat d’attaquer les groupes armés mais plutôt de protéger les civils d’où un accent sur le volet humanitaire. Attaquer les groupes armés c’est la responsabilité première des FARDC. Il est important de privilégier le dialogue politique pour une sortie de crise ».

Cependant, nombreux sont ceux qui attendaient, pleins d’espoir, une suite favorable du retrait des terroristes M23 des zones qu’ils occupent après le passage de cette délégation des Nation-Unies à Goma. Mais hélas, les différentes déclarations de cette délégation ont laissé perplexe certains analystes.

Délégation du Conseil de sécurité des Nations-Unies
Délégation du Conseil de sécurité des Nations-Unies en point de presse à Goma

La part de responsabilité des Nations-Unies

Pour la présidente fédérale du parti politique Nouvel élan au Nord-Kivu, il fallait que le Conseil de Sécurité des Nations-Unies accepte qu’il a une part de responsabilité dans tout ce qui se passe à l’Est de la République démocratique du Congo en lieu et place de faire des déclarations non satisfaisantes.

Mamy Assumini Kayumba attendait de cette mission la condamnation directe du Rwanda, la promesses des sanctions contre les pays agresseurs, la lumière sur les enquêtes du massacre de Kishishe.

Elle invite le gouvernement congolais à prendre ses responsabilités en mains car aucune solution ne viendra de l’extérieur.

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« Il faut savoir aussi accepter nos responsabilités. Aujourd’hui il y a un problème de gouvernance au Congo et il faut que ça cesse. Le président Tshisekedi doit s’arranger à trouver des solutions à nos problèmes », a déclaré Mamy Assumini Kayumba la présidente fédérale du parti politique Nouvel élan. Lire aussi : Nord-Kivu : après Kinshasa, la délégation du Conseil de Sécurité des Nations-Unies est arrivée à Goma