La RDC demande au conseil de sécurité le retrait total du dispositif de notification préalable pour l’acquisition des matériels militaires

La question de l’embargo sur l’acquisition des armes en vigueur sur le territoire congolais a été évoquée mercredi au cours d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations-Unies. En effet, le Conseil de sécurité avait ajusté et reconduit les sanctions imposées à la RDC en mars 2008. L’embargo pour les armes à destination du gouvernement avait été levé.

« Seul le pays exportateur est tenu de notifier le Comité de Sanctions établi par le Conseil de sécurité d’une livraison aux autorités, sans nécessité de recevoir son approbation. Ces notifications permettent de s’assurer que des matériels de guerre acheminés vers la RDC seront bien remis au seul destinataire autorisé, à savoir le Gouvernement de la RDC, et non pas à une milice ou une force déstabilisatrice », expliquait une note de la MONUSCO en mars 2022.

Actuellement, « le régime d’embargo qui prévaut actuellement interdit, de manière évidente, toute forme d’appui aux groupes armés sévissant sur le territoire de la RDC, mais autorise les autorités du pays à faire l’acquisition de tout matériel nécessaire pour le maintien de l’ordre et la sécurisation des populations et ce sans aucune restriction », ajoutait la note.

Mercredi, Georges Nzongola Ntalaja, représentant de la RDC aux Nations-unies, a demandé au Conseil le retrait total du dispositif de notification préalable exigé par le Comité des sanctions concernant la RDC.

Cette disposition, « vieille de plus de 14 ans », étant, selon lui, devenue « complètement obsolète ».  « Les groupes armés qui massacrent la population congolaise ne sont même pas affectés par cette mesure », a-t-il conclu.

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Contexte

Cette réunion du conseil de sécurité a été marquée par l’exposé exhaustif de la Représentante spéciale du Secrétaire général dans le pays et Cheffe de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), Bintou Keita, mais aussi par un échange de vues tendu entre les représentants congolais et rwandais.

La cheffe de la MONUSCO a également rapporté que les offensives du M23 ont un impact majeur sur les civils. Plus de 170 000 personnes se sont déplacées. Elle a plaidé pour que le Conseil redouble ses efforts en faveur d’une désescalade rapide de la situation et du désarmement sans condition du M23.

Avec Actualité.CD

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