Les Ambassades étrangères désertent Kinshasa, au profit des capitales voisines

On ne saurait dire que c’est le sauve-qui- peut, mais à bien des égards, cela y ressemble. De plus en plus, les Ambassadeurs accrédités en Rdc, préfèrent installer leurs pénates dans les capitales voisines de Kinshasa, si pas loin de la mégalopole congolaise.

Le jeudi 26 novembre dernier, le Président de la République Félix Tshisekedi a reçu les lettres de créance de 09 Ambassadeurs nouvellement accrédités en Rdc. Sur les neufs, seulement deux, ceux du Zimbabwe et de l’Inde, ont leur résidence à Kinshasa, les sept autres préférant poser leurs pénates dans les capitales voisines de Kinshasa.

Ambassadrice d’Ethiopie

Pour des raisons qui leur sont propres, leurs pays respectifs ont jugé bon d’installer leurs représentations diplomatiques loin des soubresauts politiques congolais, estimant sans doute plus utile de regarder le théâtre politique congolais de loin, et à l’abri de toute surprise désagréable.

Les Ambassades étrangères désertent Kinshasa, au profit des capitales voisines

Des neuf plénipotentiaires qui ont présenté jeudi dernier leurs civilités diplomatiques au Chef de l’Etat congolais, sept comptent opérer à partir des capitales voisines et plus prévisibles que la très bouillonnante Kinshasa.

Le tout frais émoulu Ambassadeur des Émirats Arabes Unis, suivra les turbulences politiques congolaises à partir de Kigali du très rationnel Paul Kagame, celui de l’Ethiopie le fera à partir de Kampala en Ouganda, celui de la prudente Sierra Leone de la lointaine Abuja au Nigéria, alors que le très informé missi dominici d’Israël lui, a opté pour Luanda en Angola, comme son compère de la Pologne.

Ambassadeur de Pologne

Quant à l’Autruche, qui apparemment, n’a pas grand’ chose à gagner au pays de Laurent-désiré Kabila, elle préfère la très affairée Nairobi au Kenya, tandis que la très exotique Finlande se positionne à Lusaka en Zambie.

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Pourtant, il fût un temps dans les années 90, où être accrédité à Kinshasa, pour les Ambassadeurs africains ou européens, était considéré comme un Graal. Des pays comme l’Autriche, l’Ethiopie, Israël ou la Pologne, qui jouent aujourd’hui les vierges effarouchées, avaient pignon sur rue à Kinshasa.

Jusqu’au moment où, prenant prétexte des restrictions budgétaires de leurs Gouvernements respectifs, ils prirent la tangente, certains complètement déboussolés par les dérives politiques et l’imprévisibilité de la classe dirigeante du pays hôte.

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