Gouvernement Sama Lukonde: entre ceux qui sont sûrs, ceux qui doutent, et ceux qui…rêvent debout

De tous ceux qui ambitionnent de figurer au Gouvernement en devenir de Jean-Michel Sama Lukonde, et ils sont nombreux, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne.

En ordre de privilégiés au statut d’excellence, il y a d’abord ceux que l’on peut qualifier d’ « amis » du Président de la République, d’office qualifiés pour bénéficier du « pouvoir discrétionnaire » du Chef de l’Etat.

Viennent en deuxième position, les amis de l’entourage du Président, ceux qui ont leurs entrées auprès de collaborateurs stratégiques du Chef de l’Etat, et qui ont donc l’occasion de lui murmurer à l’oreille.

Dans ce lot, on peut compter des hommes comme Nicolas Kazadi, Tshimbombo Mukuna, mais encore et surtout, celui qui est connu sous le sobriquet de « Grand tomatier », le Haut Conseiller Kitenge Yezu, que d’aucuns dans la haute ville de Kinshasa, considèrent comme le grand stratège dans la mise en place de l’Union sacrée, et du tsunami politique qui en a découlé.

Certaines langues au parfum de l’actualité, vont jusqu’à prétendre, que le choix de l’actuel Président de l’Assemblée nationale, de l’actuel Président du Sénat, et même de l’actuel Premier ministre, c’est lui, et lui seul.

Et comme pour bien faire les choses, il s’est auto-proclamé autorité morale d’un groupe politique dénommé « Forces politiques et Sociales Alliées à l’UDPS » (FPAU), qui rassemblerait selon son concepteur, 60 partis politiques, 30 élus nationaux, et 40 personnalités politiques, recrutés pour la plupart, parmi des chevaux de retour kabilistes, qui ont déclarés récemment leur flamme à l’Union sacrée.   

Entre ceux qui sont sûrs, ceux qui doutent, et ceux qui…rêvent debout

Et comme l’heure est à la formation du Gouvernement, ils réclament, pas moins que 2 vice-primatures, 2 ministères d’Etat, et cerise sur le gâteau, 2 ministères dans le prochain Gouvernement. Conscient du poids de leur autorité morale, auprès du Chef de l’Etat, ils attendent calmement de décrocher la timbale.  

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En troisième position, se pressent les élus et autres prétendants, qui ont remis leur sort entre les mains de Jean-Marc Kabund, le Président ai du parti présidentiel l’UDPS, et depuis peu 1er Vice-président de l’Assemblée nationale, et surtout, en guerre ouverte avec l’entourage politique du Chef de l’Etat.

Dans les salons huppés de Kinshasa, il se raconte que Kabund a donné des gages à tous ceux qui lui font allégeance, avec des assurances fermes de les caser au futur Gouvernement. A ses troupes qui se recrutent pour la plupart au sein des transhumants FCC, il a, moyennant une dîme ou des engagements précis, promis des postes ou des prébendes juteuses, des macarons ministériels ou des postes dans la haute administration du pays.

Seulement, aux dires de certains initiés, son étoile aurait fortement pâli auprès de la haute hiérarchie du pays, ce qui en réduit d’autant son influence dans la formation du Gouvernement. Aux dernières nouvelles, certains de ses affidés, se chercheraient déjà des nouveaux parrains dans le cercle très fermé de l’entourage présidentiel. Lire aussi: Gouvernement: « des morts » et « des blessés » en perspective à l’Union sacrée

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