Élections 2023: la réaction « disproportionnée » à l’appel de la CENCO

L’appel de la CENCO lundi invitant le Parlement congolais à privilégier les lois électorales et la réorganisation de la CENI, dès la session de mars prochain, a fait l’effet d’un coup de pied dans un nid d’abeilles.

En l’absence d’un parlement en vacances et d’un Gouvernement encore en devenir, c’est la Présidence de la République qui s’est sentie piquée au vif, et a sorti l’artillerie lourde pour tenter de tuer dans l’œuf les vérités dérangeantes contenues dans la déclaration des Prélats congolais.

Dans un communiqué qui sent le discours vindicatif à mille lieux, la Direction de la presse présidentielle, a répondu mardi aux observations des Évêques congolais, les priant pratiquement à s’occuper de leurs propres plates-bandes, et de se tenir loin de ce qui, selon elle, ne relève pas de ses attributions.

la réaction « disproportionnée » à l’appel de la CENCO

La presse présidentielle dénonce à cet effet, un engagement « excessif », qui « les place paradoxalement loin de leur sacerdoce et des lieux de culte ».

La Présidence congolaise dénonce aussi « des discours aux senteurs politiques, des accointances avec des officines obscures », le tout, « dignes d’un activisme insurrectionnel », et cerise sur le gâteau, « atteste des attitudes partisanes, contraires à leur statut social ».

Dans l’après-midi du même mardi, la CENCO s’est fendue d’un tweet, affirmant son étonnement de constater que devant de nombreuses préoccupations soulevées dans sa déclaration, il n’y ait que le point relatif aux élections, qui ait provoqué une levée de boucliers, et affirmant sa détermination à ne pas baisser les bras dans son exigence du respect des délais constitutionnels dans la tenue des élections de 2023. Lire aussi: La CENCO invite le Parlement à privilégier les lois électorales

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