Assassinat du diplomate italien: un coup dur pour le régime Tshisekedi

L’ambassadeur d’Italie en RDC Luca Attanasio, a été victime d’une embuscade mortelle à seulement quelques dizaines de kilomètres de Goma, une des villes les plus sécurisées et militarisées du pays, et dans laquelle pullulent des dizaines, voire des centaines d’ONG internationales.

Cet assassinat, ajouté aux autres drames qui endeuillent au quotidien cette partie du pays, vient une fois de plus, fragiliser un peu plus, la propagande du régime en place, qui parle d’une nette amélioration de la situation sécuritaire dans ce coin du pays. Lire aussi: Assassinat du diplomate italien: la piste FDLR évoquée

Bien au contraire, il met à nu la quasi-vacuité des forces armées et des services de sécurité congolais, déployés en surnombre dans la province, mais dont les résultats se font toujours attendre sur le terrain.

Ce lundi, l’opinion a été surprise d’entendre du Gouverneur de province du Nord-Kivu Carly Nzanzu Kasivita et de son Commissaire provincial de la police, qu’ils n’étaient pas au courant, ni l’un ni l’autre, de la présence du diplomate italien dans leur juridiction. C’est à se demander alors à quoi servent la pléthore des personnels tant civils que militaires, présentes à Goma et dans ses environs.

Un coup dur pour le régime Tshisekedi

Le même lundi, jour du drame, la ministre congolaise des Affaires étrangères, Marie-Thérèse Tumba Nzeza, est allée présenter ses condoléances à la veuve du diplomate assassiné, et a donné ses assurances, au nom d’un Gouvernement congolais qui n’est plus opérationnel, que tout sera fait pour identifier et punir les responsables de cet acte ignoble.

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Une sorte de vœux pieux et protocolaire quand on connaît comment commencent et finissent les enquêtes initiées avec pompe par les autorités congolaises. Encore une fois, ce seront les autorités italiennes qui elles-mêmes, se chargeront de faire la lumière sur la mort brutale de leurs compatriotes, sans attendre quoi que ce soit des autorités congolaises occupées à se disputer le pouvoir et les strapontins ministériels à Kinshasa.

Quand le ministre italien des Affaires étrangères Luigi di Maio, interrompt brusquement une visite à Bruxelles pour rentrer à Rome et déclarer dans la foulée qu’« aucun effort ne sera épargné pour faire la lumière sur ce qui s’est passé », c’est pratiquement tout le monde qui a envie de le prendre au sérieux, alors que ce qui vient de Kinshasa, a plutôt l’air d’un pneu troué.

Coup dur pour le régime en place sur le plan diplomatique, où la RDC, sera désormais inscrite sur la liste des pays à haut risque, mais coup dur aussi sur le plan économique, du fait que à dater du désormais, les éventuels investisseurs et les potentiels touristes, réfléchiront à deux fois, pour s’aventurer sur les vertes collines de l’est du pays, qui se transforment de plus en plus en espaces coupe-gorges.

PAM, Ponce Pilate…

D’autant plus que le PAM, dans une déclaration officelle concernant ladite attaque, se dédouane et remet tout sur la responsabilité du gouvernement congolais, en déclarant « Le PAM collaborera avec les autorités nationales pour déterminer les détails de l’attaque, qui s’est produite sur une route qui avait auparavant été autorisée à voyager sans escorte de sécurité. »

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