CEEAC : les Etats membres souscrivent à la réforme

Les 11 États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), ont réaffirmé leur volonté commune de réformer cette organisation supranationale, vendredi 27 novembre 2020 à Libreville (Gabon), en marge de la XVIIIème Session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement, plus de trois décennies après l’adoption du Traité instituant la CEEAC.

Représentant personnellement le président Félix Tshisekedi, la ministre d’Etat, en charge des Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza, a pris part à cette session qui a connu le passage de témoin entre le Président sortant de la CEEAC, le Gabonais Ali Bongo Ondimba, et son successeur, Denis Sassou-Nguesso du Congo Brazzaville.

Réformes pour adapter aux enjeux de l’heure

Au cours de ces assises, les chefs d’État et de gouvernement ont déclaré que le but de la révision du Traité instituant la CEEAC est de la doter d’un outil fort, adapté à l’environnement de l’heure, cohérent, ambitieux, mais tenant compte des réalités de la région Afrique centrale pour enrichir l’espace communautaire régional d’un arsenal juridique pertinent.

Dans le lot de nouveaux objectifs en adéquation avec les problématiques de l’heure, il y a notamment :

– La mise en place d’un espace de sécurité et de défense commun entre les États;

– L’élaboration des principes de coopération en matière judiciaire, migratoire, environnementale et de développement durable;

-L’institution d’une citoyenneté communautaire.

S’agissant des évolutions futures de la Communauté, le projet de Traité œuvre la possibilité à la CEEAC de fusionner, le cas échéant, avec d’autres organisations de l’espace Afrique centrale dans le but de constituer une seule communauté unifiée.

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Au niveau des institutions communautaires, le projet de Traité envisage le passage du Secrétariat général à la Commission, afin de lui permettre d’avoir la capacité de répondre aux nouveaux défis à relever. De même, il donne une nouvelle fonctionnalité au Comité des Représentants Permanent( COREP), met la Cour de Justice et la Cour des Comptes en situation de jouer désormais leur rôle d’accompagnement d’une communauté de droit. En outre, il intègre le mécanisme du COPAX ( Conseil de Paix et de Sécurité) et son processus décisionnel dans le dispositif institutionnel de la CEEAC et tient compte de la nécessité de l’arrimer de façon harmonieuse à l’Architecture de Paix et de Sécurité (AAPS) de l’UA.

Pour y arriver, les États membres sont conviés à apurer leurs arriérés de cotisation et de mettre effectivement en œuvre la Contribution Communautaire d’Intégration( CCI).

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