Le député Kizerbo Wathevwa accuse les services de sécurité d’avoir comploté l’évasion des détenus de Kangbayi

Quelques jours après l’évasion massive des détenus de la prison centrale Beni Kangbayi, le député national Kasereka kizerbo wathevwa élu de la ville de Beni, au Nord-Kivu, sort de son silence et pointe du doigt accusateur les services de sécurité d’être auteur de cette attaque spectaculaire qu’ils auraient dû déjouer au préalable .

Sur un ton ferme, cet élu du peuple fustige la passivité des services de sécurité et estime que des enquêtes minutieuses devraient être diligentées pour dénicher les auteurs et co-auteurs de cette attaque ciblée .

« C’est avec regret et amertume que j’ai appris l’évasion massive des détenus de la prison centrale Beni Kangbayi après l’attaque des hommes armés que le maire a.i de Beni a qualifié d’ADF, et je condamne la passivité des services de sécurité qui n’ont pas bien joué leurs rôles pour une surveillance appropriée de cette maison pénitentiaire qui hébergeait plus de 800 militaires poursuivis pour divers faits »,  a-t-il fait savoir.

En outre, cet élu de Beni dénonce l’inaction de la justice militaire à Beni et plaide pour le remplacement sans condition de l’avocat général militaire de la cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu , le magistrat Jean batiste Kumbu Ngoma, qui, selon cet élu du peuple, vient de passer plusieurs années dans cette zone et se comporte comme un roi.

« Je voudrai également demander le remplacement de l’avocat général militaire de la justice militaire à Beni , qui se comporte comme un roi à Beni, en arrêtant les militaires sous diverses formes, avec comme intention de s’enrichir par la voie de corruption, car la prison centrale de Beni Kangbayi renfermait au moins 800 militaires, même ceux ayant volé une poule étaient jetés à Kangbayi, chose qui a vraisemblablement révolté les militaires enfin pour libérer leurs compagnons d’arme », indique-t-il .

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L’honorable Kizerbo Wathevwa recommande cependant aux autorités compétentes de tout faire pour mettre la main sur les prisonniers fugitifs qui courent dans la nature, une façon de mettre à l’abri la population de la région de Beni contre les représailles de ces criminels de grand chemin qui sont en errance dans la communauté et exhorte la population à coopérer sans relâche avec les autorités responsables pour stopper cette hémorragie sécuritaire .

Venatche Ndaliko et Azarias Mokonzi / Beni

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