Réformes électorales : 13 personnalités signataires de l’appel du 11 juillet, reçues par le Président  Félix Tshisekedi

13 personnalités signataires de l’appel du 11 juillet dernier en faveur d’un consensus électoral ont présenté mardi 28 juillet dernier leurs suggestions des changements électoraux  et révision constitutionnelle au Président de la République, Félix Tshisekedi.

Devant le Chef de l’État, elles ont expliqué l’objectif de leur mission qui est d’écarter le consensus électoral pour éviter de tomber dans le piège de la violence comme le dernier cas avec l’élévation de Ronsard Malonda à la présidence de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), une semaine après avoir dévoilé leur agenda.

Ces personnalités insistent que l’objectif reste invariable. Amener tout le monde à comprendre le consensus. Un consensus  imposé aujourd’hui qui divise l’opinion  congolaise sur la question des changements électoraux. Les exemples témoins émanent des marches récentes très violentes.

« Évitons des pertes en vies humaines de trop dans un tiraillement qui trouvera solution dans un simple dialogue ».

Devant la presse, il y a quelques jours à Kinshasa, à Kinshasa, le  député Delly Sesanga avait rappelé que l’appel du 11 juillet était avant tout l’expression d’une conscience partagée entre les signataires sur l’évidence de la division de la Nation à tous les niveaux et dans tous les secteurs.

Impliquer tout le monde pour le consensus

Les 13 signataires de l’appel du 11 juillet

Après le chef de l’État, Félix Tshisekedi, le groupe des 13 a rencontré à partir de ce mercredi 29 juillet 2020 toutes les couches de la société qui ont pris part au processus électoral afin de suivre et concilier les idées des uns et des autres, écarter les divergences et garder les convergences de façon à permettre l’érection d’un consensus attendu, mais aussi de capitaliser les acquis de ces échanges pour opérer les changements électoraux par la voie institutionnelle.

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Il s’agit du Premier Ministre, des présidents des deux chambres du parlement, puis s’en suivra le tour des responsables du CACH, FCC, LAMUKA, les personnalités politiques et la Société civile. « Nous allons prévoir également, un dialogue avec le Président honoraire, Joseph Kabila. »

Les 13 personnalités politiques et sociales ont proposé un cahier des charges qui résume leurs recommandations sur les changements électoraux  touchant aussi bien au cadre organique, institutionnel que légal des élections, après la sortie vécue après les élections de 2006, 2011 et 2018.

Ayant pointé du doigt ce qui tue en réalité le processus électoral congolais, les signataires du 11 juillet souhaitent revoir la loi du 19 avril 2013  qui modifie et complète celle du 08 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la CENI, principalement au sujet de la formation de son organe de direction et le mode de nomination de ses membres.

La révision de certains articles de la constitution, à l’exclusion de l’article 220 et dans le respect de celui-ci, à savoir le rétablissement des deux tours de la présidentielle de l’élection du président de la République (art 71) est très réclamée par ces 13 personnalités.

Enfin, le groupe des 13 pense à la révision de la loi du 24 décembre 2017 modifiant et complétant celles du 09 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales principalement sur le mode de scrutin pour certaines élections, la crédibilité du processus électoral et des résultats mais aussi la facilitation du contentieux.

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D’après Delly Sesanga, il est temps pour orienter les institutions à prendre une  bonne direction, vers le consensus  électoral.

« Nous estimons qu’avant  que le pire ne soit vécu, il faut  vite agir car si rien n’est fait, le pays risque de tomber dans le chaos », a-t-il rappelé.

Pour rappel, depuis l’appel du 11 juillet avec 13 personnalités dont le député Delly Sesanga, Patrick Muyaya, Jacques Djoli, Thomas Lokondo, Juvénal Munubo, Jean-Marc Mambidi, Claudel André Lubaya, Charles Makengo Ngombe mais aussi l’ancien Vice-premier ministre Mukoko Samba, l’ex Dg de l’OCPT, Jean-Pierre Muongo ainsi que Paul Nsapu et Mme Riche Manya de la société civile, ont soumis des propositions  précises sur les changements électoraux.

Papy Roger aezema

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