Beni: un militant de la Lucha tué par la police et plusieurs autres arrêtés, dans une manifestation

Un militant de la Lucha a été tué par balles  et d’autres interpellés, ce jeudi 21 mai  dans une manifestation à Beni (Nord-Kivu).

Selon les militants de ce groupe de pression, la manifestation a été organisée en  vue de dénoncer la montée de l’insécurité en ville de Beni, caractérisée par des tueries, vols à mains armées, extorsions….

La marche, a débuté au stade Butsili, non loin du lieu où un jeune homme a été  tué mardi 19 mai au soir par des inconnus que d’aucuns qualifient d’éléments incontrôlés de la police. Avec des calicots en mains ces militants ont préféré sillonner certains quartiers de la ville dont Butsili, et Tamende Kati, pour décrier haut la montée en flèche de la criminalité urbaine et appeler les habitants à se joindre à leur lutte pour demander aux autorités à travers un mémorandum de prendre leur responsabilité et sécuriser efficacement la population civiles victime des cambriolages et assassinats.

C’est lorsqu’ils approchaient le stade Kalinda pour faire un crochet vers la mairie ,soit dans le centre ville, que soudain quatre jeeps remplies d’éléments de la police sous le commandement du commissaire supérieur Kabeya Makosa François ont surgi et sans rebours disperser les militants de la Lucha non violents par des bombes à gaz lacrymogènes et balles réelles orienter vers ceux-ci.

C’est à cette occasion qu’un policier bien identifié va tirer vers le militant Freddy Marcus, qui par mal chance la balle atteindra sa tête et il mourut malgré l’intervention de ses compagnons à l’hôpital.

Face à ce comportement « barbare » manifesté par la police, Liko Esaïe, l’un des  militants condamne cette attitude incivique qui fait un mort, des blessés et des interpellations.

Lire :  Des milliers de familles de Zongo tétanisées par les inondations dans le Sud-Ubangi

« Nous condamnons ce comportement de la police sensée protéger la population et leurs biens, qui commence à nous tuer et refuser notre accès à l’hôpital général. Nous n’avons pas de précision, mais jusque-là, il y aurait un mort parmi nous, des blessés graves et des interpellations », a-t-il déclaré.

Suite à cette situation les militants ont traduit leur marche en un sit-in à la mairie pour décrier cette mort de trop et exiger la libération des leurs détenus dans le cachot de la police.

Cette manifestation a été organisée 48 heures après l’assassinat d’un jeune garçon par des inconnus en ville de Beni.

Azarias Mokonzi et Papy Roger Aezema/Beni

Réagissez à l'article

Your email address will not be published.