Réagissant à sa condamnation, l’ex-ministre de la Santé Oly Ilunga accuse Félix Tshisekedi

Condamné à 5 ans de travaux forcés pour détournement des fonds destinés à la lutte contre le virus Ebola, l’ancien ministre de la Santé sous Bruno Tshibala, n’a pas tardé à réagir après le verdict de la cour de cassation qu’il juge comme des poursuites judiciaires politiquement engagées et commanditées par Félix Tshisekedi : 

« Dans son arrêt du 23 mars 2020, la Cour de cassation ne retient finalement que deux charges des sept qui portent sur les sommes de 391, 332 dollars américains pour l’achat de médicaments et 13 mille dollars pour le transport de ces derniers. Ces deux sorties de fonds ont été effectuées en mon insu par Mbuyi  Mwasa, conseiller financier ».

Un arrêt qui fera jurisprudence

L’ancien médecin privé d’Etienne Tshisekedi estime que cet arrêt de la Cour de cassation a un aspect assez spécial et fera jurisprudence : « la Cour me condamne en tant que ministre à une peine de 5 ans de travaux forcés parce que le conseiller financier a effectué un paiement pour lequel je n’étais pas au courant et pour lequel aucun élément du dossier ne démontre mon implication directe ou indirecte, surtout que l’accusateur, détenu à la prison centrale de Makala depuis lors, est finalement revenu sur ses aveux en reconnaissant clairement devant les auditeurs avoir menti et confessé que je n’étais pas au courant de ces deux sorties de fonds ».

Félix Tshisekedi, le vrai commanditaire

Oly Ilunga pense simplement que l’arrêt de la Cour de cassation de ce lundi 23 mars, découle « des poursuites judiciaires politiquement engagées » dans un contexte où un bras de fer l’opposait au président Félix Tshisekedi  d’une part,  et de l’autre, il est condamné « non pas pour avoir commis les faits mais plutôt parce que les juges considèrent qu’en tant que responsable hiérarchique, il ne pouvait ignorer les actions menées par ses subalternes.

Oly Ilunga confiant

L’ancien  ministre de la Santé a déclaré être décidé à exercer tous les recours disponibles tant au niveau national qu’international pour rétablir son honneur et revendiquer sa liberté face à l’injustice de la Justice congolaise.

Jacques Kalokola

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