Le PPRD livre ses priorités pour l’année 2020

Le Parti du peuple pour la reconstruction et le développement vient de rendre public ses priorités pour l’année en cours et se dit prêt à atteindre ses objectifs.

L’appropriation de la guerre à l’est

Dans son allocution à l’occasion des cérémonies d’échange des vœux pour l’an 2020, entre les cadres et militants du parti majoritaire au parlement, Emmanuel shadari Ramazani a lancé un appel à la mobilisation tous azimuts contre la guerre asymétrique en cours dans la région de Beni (Nord Kivu), le mercredi 08 janvier dernier au siège de ce parti dans la commune de la Gombe.

Il a souligné que c’est depuis octobre 2014 que des milliers des civils sont innocemment massacrés dans cette région par des hommes armés assimilés aux rebelles ougandais des forces démocratiques alliées (ADF), ce qu’il qualifie de « terrorisme bien planifié de l’extérieur et soutenu malheureusement par des congolais à la recherche des postes sans en maîtriser les tenants et les aboutissants : « le PPRD dénonce ces politiciens en mal de positionnement qui font de la souffrance et tueries de nos frères et sœurs de Beni, un fonds de commerce »

Le PPRD se réjouit que constater qu’enfin, de nouvelles voix s’élèvent courageusement pour la cause que le parti de Joseph Kabila n’a cessé de déplorer sur la déstabilisation et le démembrement ourdies contre la République, allusion faite à la sortie de deux prélats catholique et protestant qui ont dénoncé l’existence d’un plan de balkanisation du Congo : « Nous  devons nous mobiliser tous comme un seul homme pour que prenne fin cette guerre asymétrique », a recommandé Ramazani Shadari aux cadres et militants de son parti.

Nettoyage des animateurs des institutions d’appui à la démocratie et de la cour constitutionnelle

Le Secrétaire permanent du PPRD a aussi demandé le renouvellement des animateurs des institutions d’appui à la démocratie dont la Commission électorale indépendante (CENI), la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), le Conseil supérieur de l’audio-visuel et de la communication (CSAC) :

« L’heure est venue de procéder au renouvellement des animateurs des institutions d’appui à la démocratie, notamment ceux de la CENI, du CNDH, CSAC. Il en est de même de certains membres de la Cour constitutionnelle. Le PPRD va s’investir positivement dans ce processus ».

Le visage d’un bon élève

Tout en reconnaissant des erreurs dans la gestion de la Res Publica lors de leur mandat à la tête du pays durant 18 ans, le PPRD estime que le pays est resté débout et progresse lentement mais sûrement. C’est pourquoi, il envisage que la désignation des futurs animateurs des institutions ne soit plus objet des conciliabules mais d’une méritocratie liée aux expériences des personnalités que l’on doit privilégier : 

Nous tenons, par exemple, à ce que les futurs animateurs de la CENI soient des personnalités dotées d’une expérience avérée de la gestion des structures politiques et électorales ».

Il faut souligner que l’équipe de Corneille Nangaa que ce parti a placé à la tête de la CENI a fait objet de plusieurs critiques quant à la gestion de la centrale électorale et souvent accusée de rouler pour l’ancien régime de Joseph Kabila dans l’organisation des différents scrutins.

A la rescousse des étudiants de l’Unikin

Le Parti du peuple pour la reconstruction et le développement, PPRD, s’est fait l’avocat des étudiants en demandant au ministre de l’ESU de revenir sur sa décision de la fermeture de l’Université tout en condamnant tous les actes barbares de violences et tous les dégâts matériels de ces derniers jours sur le site universitaire : 

«  Notre parti recommande au gouvernement de prendre dans le meilleur délai toutes dispositions nécessaires pour la prise en compte dans les revendications des différentes parties en présence, plus particulièrement celle des étudiants et en appelle ainsi à la reprise  des activités académiques à l’Université de Kinshasa ».

Ainsi, tout porte à croire que le PPRD veut conserver sa place du parti majoritaire au parlement comme au gouvernement qui peut à tout moment bousculer les donnes à l’échiquier national quand bon lui semble et pourquoi pas se rapprocher de l’Eglise catholique comme l’a si bien souhaité le coordonnateur du FCC, le Professeur Néhémie Mwilanya, lors de la remise des conclusions de la retraite de Kisantu.

Jacques Kalokola

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