Acacia Bandubola, patronne de l’Economie congolaise

La volonté du président Félix Antoine Tshisekedi de renouveler les cadres politiques et d’appliquer la parité genre dans le gouvernement a doté la RDC de son tout premier Ministre de l’Economie nationale femme. Acacia Bandubola est cet oiseau rare…

En effet, le Président de la République, Felix Tshisekedi, par ordonnance n°19 /0077 du 26 août 2019, a nommé le gouvernement Ilukamba dont fait partie Mme Acacia Bandubola  Mbongo, en qualité de Ministre de l’Economie Nationale. Elle remplace à ce poste Joseph Kapika, en fonction depuis Avril  2017.

Une élite formée au pays

Née à Kisangani de l’union de Raphael Bandubola et Henriette Mbokoso Bokwetenge,  Mme le Ministre entame ses études  primaires à Kisangani au C.S. Okapi, une école privée du chef-lieu de la province de la Tshopo (ex province Orientale, dans son ancienne appellation Haut-zaïre) où ses parents étaient en mutation. 

De retour à Kinshasa en 1994, Acacia Bandubola Mbongo poursuit ses études secondaires (Humanités, selon la nomenclature consacrée à l’époque) au Lycée Bosangani, de 1994 à 1999, et une année après, elle obtient son diplôme d’Etat en section Commerciale, au lycée Molière, dont elle fut la lauréate. 

Mariée et mère de famille, l’actuelle patronne de l’Economie nationale est détentrice d’un bac+5 (Licence) en Economie Administration des Affaires et Sciences, option Finances, Banque et Assurances, avec mention Distinction à l’Université Protestante au Congo (UPC).

C’est suite à son brillant parcours à l’Université que Delly Sessanga, son  professeur de Gestion de Risque à l’UPC, l’avait approchée afin de solliciter son concours pour la création de l’ONG Envol, muée aujourd’hui en parti politique.

Retenue assistante, après ses études universitaires, en attendant sa nomination,  elle décide d’aller travailler dans différentes entreprises de la place, notamment Ecobank, FINCA, BIAC, VODACOM, ANAPI…

Politquement engagée

Surnommée Margaret Thatcher par son père, qui sans le savoir prédisait déjà l’avenir, en disant qu’elle serait une femme publique, alors qu’elle n’était qu’une écolière, Acacia Bandubola Mbongo se lance très jeune dans l’arène politique de son pays. Alors étudiante, son militantisme et sa soif d’un Etat de droit l’emmènent à prendre des risques pour sa vie en s’engageant dans des marches de contestation contre toute forme d’oppression.

En 2003, elle intègre le parti RNS de l’opposition radicale animé par Anafuele Mbuyi, candidate aux législatives de la même année pour le compte du même parti. Une fois en Europe, en France, partageant les idéaux d’Étienne Tshisekedi, elle adhère à l’UDPS dont elle était en symbiose avec les dogmes.

Militante, Acacia Bandubola Mbongo est en première ligne dans plusieurs manifestations organisées par l’UDPS en occident.

Convaincue par son combat, c’est bec et ongles qu’elle défend ses idées et celles de son parti sur de nombreux plateaux de télévisions et radios internationales.     

Il sied de noter que sa lutte pour l’instauration d’un État de droit  ne l’empêcha pas de prester en France, où elle a travaillé dans un cabinet conseil en Economie, qui lui a ouvert les horizons dans le monde économique français et Européen.

Jacques Kalokola

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