Beni: En pleine auto-formation militaire des jeunes gens dispersés leur leader arrêté

Plusieurs jeunes activistes des mouvements citoyens de Beni ont été dispersés et leur leader arrêté ce matin, alors qu’ils tentaient d’initier une auto-formation militaire, afin de libérer leur ville de la terreur des tueries et enlèvements dus aux rebelles ADF.

Parmi eux, le président du Comité inter-estudiantin de Beni et militant de la lucha Clovis Mutsuva. Il serait détenu  au stade de Kalinda, lieu  choisi pour accueillir les jeunes volontaires pour la formation militaire annoncée y a peu par le Coib (Comité inter-estudiantin de Beni) et la lucha afin de combattre les ADF qui endeuillent du jour au jour la région de Beni et ses environs.

Arrêtés tôt le matin

C’est à 6 heures locales, pendant que Clovis Mustsuva et ses compagnons se  préparaient pour les entraînements en vue d’une formation militaire qu’il s’est vu brutalisé par la police puis arrêté. Acheminé cachot de l’état-major  PNC ville de Beni, Clovis Mutsuva est passé aux aveux ce même mercredi. Il serait accusé par les services de sécurité de trouble à l’ordre public et incitation à la rébellion dans la ville.

Dispersés à coups de gaz lacrymogènes

Peu avant son arrestation, la police aurait dispersé à coups de bombes à gaz lacrymogène et à balles réelles certains jeunes amassés au stade Kalinda pour participer à cette formation.

Surpris de la dispersion, certains jeunes dénoncent la répression de leur manifestation et émettent de doutes sur l’ennemi qui endeuille la ville et ses environs depuis plusieurs jours. Ces jeunes étudiants indiquent que malgré l’arrestation de leur leader, les actions pour libérer la ville continuent. Ils déplorent néanmoins l’état dans lequel leur leader a été arrêté.

Aveux sous torture

Au cachot où il est détenu, Clovis Mutsunga présente des signes de tortures qui lui seraient infligés par les éléments de sécurité indique notre source.

Suite à cette situation, les activités socio-économiques ont momentanément été  paralysées à Beni. Quelques jeunes étudiants, membres de Véranda Mutsanga et de la lucha mécontents de l’arrestation de leur leader, ont brûlé des pneus un peu partout dans la ville.

Azarias Mokonzi

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