Deux malades guéris d’Ebola à Goma!

Ce n’est pas un canular, on peut bien guérir de la maladie à virus d’Ebola. La preuve en a été administrée à Goma, chef lieu du Nord-Kivu ce mardi matin 13 août 2019, à Goma, où deux personnes atteintes de ce mal réputé jusque là incurable, guéries, ont pu quitter le Centre de Traitement d’Ebola de l’Hôpital général du Nord-Kivu, où elles avaient été internées le 30 juillet dernier.

Quelle n’a pas été la joie des habitants de Goma, qui vivaient dans la terreur, qui ont salué cette victoire remportée grâce au savoir-faire d’un fils du pays, le Professeur Jean-Jacques Muyembe, Coordonnateur du Secrétariat technique de la riposte contre Ebola.

Ce dernier n’a jamais cessé de clamer mon optimisme avant même de se lancer dans cette aventure qui a fait couler beaucoup d’eau sous le pont et que certains ont taxé d’une affaire de gros sous.

Une maladie guérissable

En effet, le choix du chef de l’Etat sur le Directeur général de L’INRB a été bien perçu car il vient de porter ses premiers fruits, chose que personne ne pouvait attendre en un temps record.

Le docteur Jean-Jacques Muyembe Tamfum, co-découvreur du virus d’Ebola

Le Docteur Muyembe se dit très confiant quant à la suite pour l’éradication de ce fléau à échelle mondiale : « Ebola n’est pas synonyme de la mort, Ebola est guérissable. C’est vrai que c’est une maladie qui fait peur, mais aujourd’hui nous savons qu’il y a un médicament contre Ebola. Et si le malade arrive tôt au centre de traitement, il a beaucoup de chance d’en sortir guéri ».

La cérémonie de libération des deux miraculeux, l’épouse et l’enfant de l’orpailleur venu d’Ituri détecté positif le 30 juillet à Goma, a eu lieu dans l’enceinte de l’Hôpital général du Nord-Kivu en présence de plusieurs personnalités dont le gouverneur de province, Carly Nzanzu Kasivita.

Victoire de l’expertise nationale

Le docteur Muyembe n’en est pas à sa première victoire face à Ebola, qu’il connait bien, pour l’avoir affronté à chaque apparition sur le territoire national, et avait même exporté son savoir faire au Libéria, lorsque ce satané virus avait décimé des milliers de gens en Afrique de l’Ouest en 2014.

Jacques Kalokola

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