L’ONU garde un œil sur le gouvernement Ilukamba

Réunis à New York le jeudi 01 août dernier sous la supervision de la Présidente du mois d’Août Joanna Wronicka(Pologne), les membres du Conseil de sécurité des Nations Unis ont formulé des recommandations quant à la situation actuelle de la RDC.

En effet, c’est après avoir suivi religieusement l’exposé de la cheffe de la Monusco, Leila Zerrougui, sur la situation politique et humanitaire, sécuritaire et des droits de l’homme que les « 15 » ont signifié que le prochain gouvernement Ilunga devra permettre à Félix Tshisekedi de tenir ses engagements pris durant la campagne vis-à-vis du peuple, afin de réaliser l’unité nationale, de renforcer l’Etat de droit et de faire progresser l’ouverture politique et la consolidation de la paix.

Cette rencontre qui a eu lieu quelques jours après l’apparition spectaculaire de deux regroupements politiques qui sont appelés à cogérer la res publica durant les quatre années et six mois restant, la coalition FCC-CASH, qui ont réitéré leur engagement devant la nation et qui ont mis en place un comité des suivi de leurs accords, donnant le FCC favori avec 42 membres sur les 65 attendus dans le prochain gouvernement, où le CASH de Félix Tshisekedi doit se contenter de 23 postes avec des portefeuilles régaliens repartis à part égales.

Le gouvernement le plus contesté !

Alors qu’il n’est pas encore aux affaires, le premier ministre Ilunga Wa Ilukamba semble vivre un vrai cauchemar dû au refus de son prédécesseur Tshibala Bruno de céder le fauteuil au vieux routier, alors que la cérémonie de remise et reprise initialement prévue vendredi 02 août dernier a été reportée.

Le vieux Silvestre doit encore garder son petit bureau à l’Hôtel du fleuve et humer la fraicheur du beau et majestueux fleuve Congo tout en admirant de près la construction de la ville de Brazzaville, question de s’inspirer avant de souffler le chaud et le froid, une fois à la primature, où il sera entouré par 65 personnes prêest à en finir en cas de pépin, car cette foi-ci, le gâteau n’est pas aussi consistant et doit être partagé avec ceux-là même qui furent des ennemis il y a peu.

Pire encore, la société civile aussi est montée au créneau pour dénoncer la taille de ce gouvernement qui est pléthorique et qui risque de gober la moitié du budget. Selon les Ong qui suivent de près les dépenses publiques, il est établi qu’au vu des lois financières antérieures, 2014-2018 sur la plan budgétaire, les dépenses ont été évaluées à 662 millions USD, le fonctionnement des cabinets ministériels, vice-primature et primature estimées à 647 millions de USD ; les rémunérations à 650 millions, les salaires des collaborateurs de services à 5,2 millions.

Avec un budget de 4 milliards pour 65 membres du gouvernement, c’est la moitié qui sera engloutie. Les Ongs ACAJ et La Voix des Sans Voix estiment qu’avec la taille de ce gouvernement, le social du peuple ne sera pas pris en compte et le slogan « le peuple d’abord » reste creux.

Ainsi, les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies exigent du nouveau Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, les réparations de la part de tous ceux qui ont été reconnus responsables de différents crimes économiques et qui ne peuvent nullement prendre part au nouveau gouvernement et dans d’autres secteurs de la vie publique.

Jacques Kalokola

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