Un championnat national des combats libres en RDC, en août 2019

La Fédération congolaise de combats libres (FCCL) se prépare à organiser, le 10 août 2019 à Kinshasa, le championnat national des Combats Libres ou championnat congolais des arts martiaux modernes.

En prélude à ce championnat, la fédération a organisé, le dimanche 16 juin 2019, au stadium Maman Fatu, situé dans l’enceinte du marché de Liberté, à Masina, un entraînement spécial. Sur invitation du président de la Fédération congolaise de combats libres (FCCL), Me Rodrigue Masuama Ndangi, de nombreux sportifs ont rehaussé de leur présence cet entraînement.

Tout a commencé par la réception d’un important lot des matériels que la fédération a récemment acquis en Chine et en Dubaï pour son bon fonctionnement. Il s’est agi, notamment, des tatamis, des protèges tibia, gangs, ceintures et autres. Me Rodrigue a ensuite procédé à la distribution des T-shirt aux athlètes présents à cet entraînement. Ce qui a permis aux uns et aux autres de passer à quelques combats d’exhibition. Le 1er combat pour ce qui concerne le K1 a opposé Ikoma Nickens à Nganga Djibril. Le 2è combat de Moderns Martials Arts (MMA) ou Arts Martiaux Modernes a opposé Matshombo, alias «Shegué » à Kanika, dit «Zaïrois». Le 3è combat, celui de Shindokaï-Kan, a opposé Joël Makambo, dit «Djo Mopango» à Mfemi Jonas, alias «Cinq-Six» et le 4è et dernier combat de Shindokaï-Kan a opposé Nzuzi Lukoki alias «Tauwo» à Ekule, alias «Fally».

Contrôle médical, un préalable

Autre temps fort de cet entraînement, le président de la FCCL, Me Rodrigue Masuama, a tenu une causerie morale à l’intention de tous ses athlètes. Il leur a recommandé de passer au centre médico-sportif pour le contrôle médical, en prévision du championnat national qui s’annonce bientôt. Me Rodrigue Masuama qui revient d’un long périple qui l’a conduit à Dubaï et en Chine, a indiqué que «Ce n’était pas pour le tourisme mais pour le bien des athlètes et le développement de cette discipline».

Pour promouvoir cette discipline à travers l’organisation de ce championnat national, la Fédération congolaise des combats libres a annoncé l’acquisition d’un don de cage de 6 m2, un ring de 7m x 7, des ceintures de champions, des médailles, des protèges tibia, gangs etc.

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Au terme de cet entraînement, Me Rodrigue Masuama s’est confié à la presse : «Cette séance d’entraînement est qualifiée de spécial parce que c’est moi-même qui coach mes athlètes. Nous avons des coachs spécialisés pour les entraînements mais quand il s’agit de spécial, c’est moi-même qui le donne. Etant donné que je suis d’abord technicien, je ne suis pas un parvenu qui n’est pas pratiquant des arts martiaux qui vient juste profiter. Nous sommes là aussi pour annoncer l’organisation, le 10 août 2019 à Kinshasa, du championnat national des Combats Libres ou championnat congolais des arts martiaux modernes. Et avons demandé aux athlètes qui ne sont pas passés au contrôle médical de passer le faire au CNMS. Cela leur permettra de monter dans la cage ou sur le ring. Pour le championnat national du Grand MMA, traduisez «Modernes Martials  Arts’’ ou Arts Martiaux Modernes qui incluent en eux : le petit MMA (Mixeds Martials Arts) ; le K1 ; et le Shindokaï-Kan. “

Me Rodrigue a lancé un appel à tous les pratiquants, si leurs disciplines ne peuvent pas faire d’eux des professionnels, la FCCL ne leur empêche pas de continuer à la pratiquer mais ils peuvent aussi venir à la FCCL. Il a révélé qu’il a des contacts qui peuvent faire en sorte que «nos athlètes deviennent des professionnels et ils inaugurent un système de formation professionnelle pour athlètes parce que ce n’est pas tous qui sortiront champions du Congo, champions d’Afrique, champions du monde et ce n’est pas tous qui pourront faire une carrière sportive». Il a rappelé le slogan de la FCCL, «toujours au service de la nation particulièrement à ces athlètes qui manquent de formation ou des métiers ».

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Fort de ce slogan, Me Rodrigue Masuama promet de mettre à la disposition de ses athlètes le garage se trouvant à Lemba «pour leur permettre d’apprendre la mécanique. Nous allons ajouter d’autres métiers après. La formation pour les athlètes est gratuite. Celui qui fait apprendre, même aujourd’hui, on peut lui donner l’aval pour commencer la formation pour ne pas être manipulable. A tous les pratiquants des arts martiaux, laisser la politique aux politiciens, qu’ils ne vous utilisent pas comme leurs marchepieds et quand ils deviendront ministres, ils ne veulent plus vous rencontrer ou vous voir. Laissez-les dans leur coin et venez évoluer dans notre sport de combat.  Que personne ne vous utilise pour des sales besognes».

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