Les militants de la Lucha bastonnés par la police à Goma

Les militants de la Lucha ont été sévèrement bastonnés par la police, qui a reprimé leur sit-in devant les bureaux d’Airtel ce vendredi 10 mai à Goma (Nord-Kivu).

Ce sit-in organisé par le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha), assorti d’un ultimatum de  cinq jours, avait pour objectifs de contraindre l’opérateur téléphonique indien à améliorer la qualité de ses services, jugée médiocre par la Lucha, amener la société à mettre fin à la surfacturation, rétablir le mode de travail, publier un communiqué officiel interdisant le double paiement des prestations et arrêter de faciliter les kidnappings par la relocalisation des numéros des kidnappeurs, afin qu’ils soient attrapés et traduits en justice.

Bastonnés comme des malfaiteurs…

Un militant de la Lucha, sous les effets des coups reçus de la police à Goma

C’était le deuxième sit-in organisé au rond point Instigo, devant les installations d’Airtel, mais cette fois, la Police était au rendez-vous et a usé de la matraque avec une violence sans précédant. Au moins dix militants de la Lucha, parmi lesquels deux filles ont été blessés au cours de cette répression. Un acte que condamne avec force Espoir Ngalukiye, militant de la Lucha à Goma.

Jeune fille membre de la Lucha, évanouie suite aux coups reçus

« Depuis 9 heures, nous sommes venus ici au bureau de la maison de télécommunication Airtel pour déposer notre mémorandum, mais on n’a pas été reçu par le responsable qui voulait seulement recevoir une délégation à huit clos sans la presse, chose que nous ne voulons pas. La police déployée sur le lieu n’a pas été professionnelle, ils nous ont tabassés  et chassés par la force avec des bombes gaz à lacrymogène. Au moins dix militants sont blessés et conduits à l’hôpital pour des soins appropriés. Malgré cette répression, Airtel va nous voir devant ses portes. Ce que nous demandons est de réduire le tarif, améliorer la qualité de la connexion, rationaliser les mécanismes de transfert via mobile banking et harmoniser le temps de communication qui fera respecter la maison Airtel et accroitre le nombre des abonnés », a-t-il expliqué.

Pour résoudre cette question purement sociale, la Lucha demande l’implication du gouvernement congolais pour épargner la population  de la surfacturation, la médiocrité de la connexion et du comptage erroné du temps de communication.

Pour cette même fin, les militants de la Lucha avaient organisés un sit-in le vendredi 03 mai 2019 devant le bureau Airtel Goma où des actions de grande envergure étaient annoncées dans toutes les villes où l’opérateur est représenté, si rien n’est fait dans un bref délai.

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