affrontemlents creuseurs et police à Kambove

Au moins quatre personnes ont perdu la vie et deux véhicules ont été incendiés lors d’altercations survenues ce jeudi à Kambove, dans le Haut-Katanga. Selon des sources locales, ces échauffourées ont éclaté après l’assassinat d’un creuseur qui s’était introduit frauduleusement dans la concession de l’entreprise minière Kambove Mining.

« Ils ont abattu un des nôtres, et nous n’avons pas vu aucun mal qui l’a fait, puisqu’il est allé chercher comme tout le monde son pain quotidien, comme tous les creuseurs », a déclaré un manifestant à la presse.

L’administration du territoire a rapporté quatre morts, deux véhicules calcinés, ainsi que le saccage du Bureau de l’Administrateur du territoire et de l’état-major de la police.

Alain Kishala, de la société civile de Kambove, a expliqué : « Un creuseur est allé voler dans la concession de Kambove Mining comme ils ont l’habitude. Cette fois-ci, on l’a tué au niveau de l’usine. C’est comme ça que ses collègues creuseurs sont allés saccager le Bureau de l’AT et de l’état-major. Les policiers ont alors ouvert le feu, tuant trois personnes supplémentaires, portant le total à quatre morts. »

L’incident a débuté aux alentours de minuit, suite au décès d’un creuseur tué par un agent de sécurité de Kambove Mining. En réaction, les creuseurs ont bloqué les routes vers 6 heures du matin. Ils ont incendié le bâtiment de l’état-major de la police de Kambove, libéré des prisonniers et récupéré des motos, en plus d’incendier le véhicule d’un civil.

«Les creuseurs n’entrent pas frauduleusement à Kambove mining, ils paient les militaires la nuit et ces derniers les laissent travailler. Donc se sont les entendements entre creuseurs et militaires», dit un creuser.

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Le bilan fait état de 3 morts dont un creuser, un prisonnier, et un jeune garçon qui se trouvait devant l’état major de la police qui n’avait pas su se sauver. La police nationale n’a pas pu maîtriser cette situation et les militaires, avant l’intervention de la Garde Républicaine.

Suite à la psychose, les écoles ont libéré les enfants, les habitants restent enfermés dans leurs maisons, tandis que les 3 corps ont été acheminés à la morgue de la Gécamine Kambove et les blessés à l’hôpital. En entendant, cette localité reste sous contrôle de militaires.

Ces événements ont perturbé toutes les activités économiques du territoire minier de Kambove. La société civile locale déplore le comportement des creuseurs artisanaux, qu’elle considère comme la cause principale de ces violences. Lire aussi : Kolwezi : Bilan lourd après de violents affrontements entre forces de l’ordre et mineurs artisanaux – Infocongo