Raïssa Malu Dinanga, ministre d’État, ministre de l’Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté de la République démocratique du Congo, assiste à Washington, États-Unis, aux Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale (BM).
Le 26 octobre, dans la capitale américaine, elle a participé à un événement focalisé sur le thème « L’état de l’Afrique 2024 – Éducation et compétences pour l’avenir de l’Afrique ». La ministre d’État interviendra lors de la seconde session de la journée, intitulée : « Table ronde sur l’éducation et les compétences pour l’avenir de l’Afrique ».

En plus de la Ministre d’État Raïssa Malu, le panel de ce module inclut Sheku A. Bangura, ministre des Finances de la Sierra Leone, Constance Swaniker, fondatrice et PDG de Design and Technology Institute au Ghana, ainsi que Benilde Nhalivilo, Directeur général du Forum national pour les droits de l’enfant au Mozambique.
Croissanec rapide de la population africai ne en âge de travailler
Les réflexions des intervenants s’articulent autour d’un constat éloquent de la Banque Mondiale. Selon le rapport Africa’s Pulse 2024 qui paraît sous le titre « Transformer l’éducation pour une croissance inclusive », « La population en âge de travailler en Afrique croît plus rapidement que dans toute autre région, tirée par les progrès réalisés en matière de survie des enfants au cours des deux dernières décennies.
Pourtant, l’Afrique subsaharienne investit moins dans l’éducation par habitant que le reste du monde. L’édition 2024 du rapport Africa’s Pulse souligne que pour atteindre l’objectif de l’éducation universelle d’ici 2030, les systèmes éducatifs de la région devront accueillir environ 170 millions d’enfants et d’adolescents supplémentaires. Ce qui nécessitera 9 millions de nouvelles salles de classe et 11 millions de nouveaux enseignants ».

Que faire pour atteindre l’objectif d’apprentissage universel stimuler la productivité de la main-d’oeuvre
Et donc, précise-t-on, « la discussion porte principalement sur ce que les pays africains devront faire pour atteindre l’objectif d’apprentissage universel, stimuler la productivité de la main-d’œuvre et favoriser une croissance inclusive. »
« L’état de l’Afrique – Perspectives économiques, les points saillants du rapport Africa’s Pulse », c’est le thème de la première partie de l’événement développé par Andrew Dabalen, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique.
D’après les prévisions de la 30e édition du rapport économique semestriel de la Banque mondiale sur l’Afrique subsaharienne, apprend-on, « l’Afrique subsaharienne connaît une reprise économique fragile, avec une croissance qui devrait s’établir à 3 % en 2024 (contre 2,4 % en 2023), grâce à la hausse de la consommation privée et de l’investissement. L’inflation devrait refluer, pour passer de 7,1 % en 2023 à 4,9 % cette année et 4,6 % en 2025–2026, sous l’effet de politiques monétaires et budgétaires plus strictes, de la stabilisation des devises et d’une diminution des perturbations d’approvisionnement.
Les soldes budgétaires s’améliorent, les pouvoirs publics s’efforçant de réduire les dépenses et d’accroître les recettes, mais les coûts élevés du service de la dette restent un fardeau majeur. Plombée par des investissements atones, les conflits et les dérèglements du climat, la croissance de la région est insuffisante pour réduire l’extrême pauvreté ». Lire aussi : RDC : Raïssa Malu lance officiellement la rentrée scolaire 2024-2025 à Tshikapa – Infocongo
Boongo yves