La province de Tshopo, issue du démembrement de l’ancienne Province orientale en 2015, fait face à plusieurs problématiques majeures, qui appellent ses leaders à un véritable sursaut d’orgueil pour la hisser à un niveau de gouvernance digne de ses potentialités humaines et matériel.
Actuellement, la population de la Tshopo observe avec une attention particulière les événements qui se déroulent après l’installation du bureau définitif de l’Assemblée provinciale. Le discours rassurant du président, promettant de faire respecter et appliquer les textes, suscite des attentes quant au succès du baptême de feu et à l’introduction d’une bonne gouvernance.
Cependant, des questions subsistent : comment le message du Vice-Premier Ministre de l’Intérieur concernant le cumul des fonctions sera-t-il exécuté ? Et comment le bureau de l’Assemblée provinciale, à l’époque du gouvernement provincial de Lomata, a-t-il géré les affaires courantes tout en refusant la prise de décisions et l’engagement financier de la province ?
Ne pas devenir un robot politique
Aujourd’hui, le jeune président, compétent et puissant, doit prouver qu’il n’a pas simplement suivi le séminaire idéologique de l’AREP pour devenir un simple robot politique. En effet, malgré l’uniforme version JMPR qu’ils portent, il ne doit pas se soumettre aveuglément à l’autorité morale et aux instances du parti.

L’activiste Kanga, soutenu par Guy Loando et Nikomba, se retrouve face à la réalité de la gestion politique.
Car, l’exécutif qui doit quitter du fait de l’incompatibilité était AREP et dont le rendement est marqué par l’effusion de sang et les tueries sélective entre les frères Mbole et Lengola dans la ville de Kisangani. Cependant, les critiques et les dénonciations ne suffisent pas ; il faut agir concrètement.
Ainsi, les faiseurs de leçons d’hier sont désormais confrontés à des responsabilités réelles et effectives.
Les attentes de la Tshopo reposent sur la qualité du travail de son organe délibérant. L’AREP, investi dans la gestion politique de la région, doit exceller pour rassurer les Tshopolais et les Congolais.
Pourtant, la Tshopo semble être une orpheline, cherchant des tuteurs venant de l’équateur, du Nord Kivu, du Sud Kivu, et d’ailleurs. Le Dr Mateus et ses pairs sont mis devant leurs responsabilités, à l’instar de ce qu’ont fait les Kasusula Djuma Lokali, Agoyo, Dzbu Kalogi, …
Les enjeux sont grands, et la province est à la croisée des chemins.
Pour nous rafraîchir la mémoire, voici quelques défis majeurs auxquels fait face la Tshopo
Déforestation et Gestion des Ressources Naturelles : La Tshopo est confrontée à une perte significative de couvert forestier, avec une superficie totale de 7 301 km² perdue entre 2000 et 2014. Les zones de forte densité démographique, les centres urbains et les axes de transport (routes, rivières) sont des points chauds de déforestation. La gouvernance des ressources naturelles (forêts et terres) doit être améliorée pour préserver l’environnement et les écosystèmes.
Gouvernance et responsabilités réelles : Le jeune président de la province doit prouver qu’il n’est pas simplement un robot politique. Il doit agir concrètement et ne pas se soumettre aveuglément à l’autorité morale et aux instances du parti.
En ce qui concerne les principales ressources économiques de la Tshopo, voici ce qui se dégage
Agro-industrie : La province possède un potentiel agricole important, avec des cultures telles que le maïs, le riz, la cassave, les bananes plantains, les patates douces, le café, les haricots et le soja. Elle produit également des noix de palme, du cacao et de la viande (vaches, poulets). La pêche dans le fleuve Congo et les rivières Tshopo, Lindi, Aruimi, Lomami, Lobarié, Londja, ainsi que dans les lacs Landja et Lobilo est également une activité économique importante1.
Exploitation Forestière : La Tshopo possède des ressources forestières précieuses, notamment le bois et le coton. Les unités de déshydratation, les moulins à riz, les minoteries, les brasseries, les unités de production d’huile de noix de palme, les usines de margarine, les unités de production de biocarburants, les unités de production de chips de banane et de patate douce, les usines de biscuits, les moulins à huile de soja, les abattoirs modernes et les unités de fumage de poisson sont autant d’opportunités dans ce secteur.
Matériaux de construction : La Tshopo dispose de matériaux de construction tels que la pierre de décombres, le bois, le calcaire et l’argile. Les unités de production d’agrégats, les unités de production de chaux et les cimenteries sont des domaines à développer.
Exploitation minière : La province possède des ressources minières telles que l’or, les diamants et le coltan, déjà exploités de manière artisanale. L’exploitation semi-industrielle de l’or, des diamants et du coltan est une opportunité à explorer. De plus, des gisements de minerai de fer et de cuivre restent à exploiter.
En résumé, la Tshopo doit exceller dans la gestion de ses ressources, rassurer ses habitants et contribuer au développement durable de la région, elle doit par ailleurs capitaliser sur ses atouts naturels, améliorer sa gouvernance et attirer des investissements pour assurer son développement économique et social.