Funérailles

La République Démocratique du Congo ne cesse de pleurer ses artistes. Chaque semaine qui passe, les morgues de Kinshasa reçoivent l’un d’eux pour conservation.

Quand ce n’est pas un artiste-musicien, c’est un comédien ou encore un artiste d’une autre discipline. Et, leurs corps font souvent de longs séjours à la morgue par manque de moyens, tant de leurs organisations artistiques qu’au niveau de leurs familles biologiques.

L’unique espoir repose sur l’intervention du gouvernement congolais et de certaines personnes de bonne volonté. Les défunts deviennent des morts de l’État congolais, surtout pour les artistes connus au niveau national et international, leurs corps sont attribués au patrimoine national et trainent le plus longtemps possible dans les morgues.

Dans le cas d’espèce, le programme officiel des obsèques est établi par le gouvernement congolais en harmonie avec la famille biologique. Les fonds décaissés sont souvent l’objet de dilapidation ou détournement par des membres du comité d’organisation, sans crainte ni honte.

Tout comme l’UMUCO, la SOCODA et autres organisations culturelles n’arrivent à mettre de l’ordre pour leur bonne marche, l’État congolais est sensé d’user de ses droits et devoirs afin d’éradiquer le système et prendre les choses en mains. 

Les organisations artistiques ou culturelles devraient revoir leurs statuts et règlements intérieurs, s’ils existent, pour les adapter à la situation actuelle.

Les chômeurs enterrent leurs morts et pourquoi pas les artistes qui font des recettes par leurs productions discographiques et scéniques ?

En RDC tout est à refaire et cela n’épargne aucun domaine de la vie.

Gel Boumbe

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