Délégation du Conseil de sécurité des Nations-Unies

La souveraineté de la RDC et son intégrité territoriale doivent être respectés, ont déclaré les membres du Conseil de sécurité des Nations-Unies dans un point de presse à Goma dimanche 12 mars 2023.

Les ambassadeurs Michel Blang (Gabon) et Nicolas Rivière (France) chefs de délégation ont confirmé toutes les affirmations contenues dans le rapport de l’ONU sur l’implication de l’armée rwandaise dans la guerre de l’Est de la République démocratique du Congo.

Point de presse de la délégation du Conseil de sécurité de l’ONU à Goma

« Il est clairement établi que le Rwanda soutient le M23 ; il est aussi établi que l’armée rwandaise fait des incursions dans le territoire congolais », ont-ils déclaré.

En ce qui concerne les sanctions, les membres du conseil de sécurité des Nations-Unies ont indiqué que la question est déjà en examen au Conseil de sécurité.

« Nous devons aider la République démocratique du Congo à faire face à la crise humanitaire causée par l’exploitation illicite de ses richesses », a souligné de son côté l’ambassadeur Michel -Xavier Biang.

« Je tiens à rappeler très clairement, sous aucune ambiguïté, que le Conseil de sécurité condamne l’action du M23. On l’a fait lors de différentes décisions et déclarations à la fin de l’année dernière, on continuera à le faire », a déclaré Nicolas de Rivière, ambassadeur et représentant permanent de la République française au Conseil de sécurité des Nations unies dimanche 12 mars à Goma à l’issue d’une mission de trois jours.

Sanctions préconisées

Il a également rappelé la pertinence du Chapitre 7 de la Charte des Nations Unies sur les actions à mener en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d’acte d’agression.

Terroristes M23-RDF
Terroristes M23-RDF

« Premièrement, on condamne l’action du M23. Deuxièmement, vous le savez sans doute aussi, le Conseil de sécurité à un régime de sanctions, ce qui couvre la RDC. Les leaders du M23 est sous sanction au titre de ce régime. C’est quelque chose de marquant. C’est une mesure coercitive sous chapitre 7.

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Cette ligne est également suivie par l’Union européenne : En tant qu’Européen, je le rappelle aussi, l’Union européenne a également pris des mesures en décembre contre les groupes armés présents dans l’est de la RDC et le porte-parole du M23 était mis sous sanction aussi. Il y a une pression, y a des mesures coercitives qui sont prises parmi d’autres contre les leaders du M23 ».

Les sanctions vont s’amplifier

En plus d’autres leviers, les sanctions vont être davantage infligées aux dirigeants du M23 : « C’est une stratégie qui va se poursuivre et s’amplifier et à laquelle nous tenons ».

En tant que groupe, le M23 est sous sanction du conseil de sécurité des Nations unies depuis 2012. Ses dirigeants Sultani Makenga, Baudoin Ngaruye, Innocent Kaina, Jean-Marie Runiga Lugerero, Eric Badege sont également sur la liste des sanctions à titre individuel.

La délégation onusienne a réitéré son appui au processus de Nairobi et celui de Luanda qui restent irréversibles à leurs yeux pour une résolution pacifique de la crise. Lire aussi :