Terroristes du M23 à Kibumba au Nord-Kivu

Le mouvement terroriste du M23 poursuit ses bombardements sur Sake (Nord-Kivu), causant la mort de quatre civils samedi dernier, dans cette localité du territoire de Masisi, près du front où les combats ont fait rage ces derniers jours. Six autres personnes ont été grièvement blessées.

« Plus de 4 bombes ont été tirées à partir des hauts plateaux, de la colline de Kihuli vers les 3 antennes dans la localité de Murambi, village Neenero; deux sont tombées au quartier Kaduki, une au quartier Mosquée et une autre dans le quartier Birere 1. Ces bombes ont fait 4 morts dont 3 femmes et au moins 6 personnes grièvement blessées qui sont acheminées à l’hôpital CBCA Ndosho à Goma », a confié samedi dernier un habitant de Sake.

Terroriste du M23 avec un lance-roquettes

Ce lundi, l’armée congolaise a confirmé ce bilan et condamné la violation répétitive du cessez-le-feu censé être en application depuis le mardi 7 mars dernier.

« En effet, ces terroristes ont pilonné au mortier 120 mm l’agglomération de Sake. Le bilan encore provisoire fait état de quatre civils tués et six autres blessés. L’attitude belliqueuse et barbare de l’armée rwandaise constitue non seulement la violation manifeste et intentionnelle du Droit International Humanitaire, mais aussi un affront vis-à-vis de la Communauté Internationale, l’Union Africaine et les Organisations sous régionales », dit le communiqué de l’armée.

Déplacements massifs des populations

Cette situation a occasionné un déplacement massif de la population de Sake vers la ville de Goma. D’autres explosions attribuées toujours aux rebelles du M23 avaient touché Sake la semaine dernière faisant au moins deux morts, selon l’armée.

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Pour rappel, le M23 a entrepris de bombarder Sake à plusieurs reprises depuis le début du mois de mars 2023, faisant des victimes et des dégâts parmi la population civile, malgré le cessez-le-feu décrété par le mouvement soutenu par le Rwanda. Lire aussi : M23-RDF : Des sanctions contre le Rwanda en examen au Conseil de sécurité des Nations-Unies

Le gouvernement de RDC a condamné le bombardement de Sake et a également appelé la communauté internationale à intervenir pour mettre fin à la violence. Pour sa part, le Rwanda continue de nier les accusations de soutien au M23.

Mais, pour la délégation du conseil de sécurité des Nation s-Unies qui vient de quitter Goma en RDC, « Il n’est plus à démontrer que le Rwanda soutient la rébellion du M23. Il faut que ça cesse », a dit l’ambassadeur français qui conduisait la mission, le Conseil de sécurité des Nations unies a donc été très clair : c’est la première fois qu’il dénonce le soutien du Rwanda au M23 en endossant d’ailleurs les rapports produits par les experts.