Forêt du Bassin du Fleuve Congo

Le Premier ministre congolais, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge a représenté la RDC au One Forest summit, qui est un sommet pour la préservation des forêts tropicales, qui s’est tenu à Libreville, au Gabon, les 1er et 2 mars 2023.

L’opinion publique attend toujours les retombées de ce genre de forum, où beaucoup de résolutions sont prises, sans toujours avoir de répercussions sur le vécu des populations qui devraient en bénéficier.

La République Démocratique du Congo est le pays qui abrite la plus grande partie de la forêt du bassin du Congo, souvent appelée le deuxième poumon de la terre. Elle peut gagner au Forest summit en mettant en avant la recherche scientifique sur les services rendus par la forêt congolaise à l’humanité, comme le stockage du carbone, la régulation du climat ou la biodiversité.

La RDC peut aussi profiter du sommet pour renforcer sa coopération avec les autres pays du bassin du Congo et les partenaires internationaux pour la protection de cette forêt menacée par la déforestation et le changement climatique.

Photo de famille des officiels au One Forest summit

Quels sont les principaux acteurs du Forest summit?

Les principaux acteurs du Forest summit sont les pays du bassin du Congo, qui abritent la deuxième plus grande forêt tropicale du monde, et leurs partenaires internationaux, notamment la France et le Gabon, qui sont les co-organisateurs et les co-facilitateurs du partenariat pour les forêts du bassin du Congo (PFBC).

Le sommet réunit aussi des représentants des gouvernements, des entreprises et de la société civile de tous les continents.

Parmi les acteurs financiers présents au sommet, on peut citer le Fonds vert pour le climat (FVC), qui soutient les projets de réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+), ou encore Reclaim Finance et Canopée, qui appellent les banques françaises à s’engager dans la lutte contre la déforestation.

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Réduire les émissions de gaz à effet de serre

Les projets REDD+ sont des initiatives visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à la déforestation et à la dégradation des forêts, en valorisant les services écosystémiques rendus par les forêts.

La déforestation, un grand danger pour les écosystèmes en Afrique

En RDC, il existe plusieurs projets REDD+ financés par différents bailleurs de fonds, comme le Fonds vert pour le climat (FVC), la Banque mondiale ou l’Agence française de développement (AFD).

Ces projets couvrent des zones variées du territoire congolais, comme le parc national de la Salonga, le bassin du fleuve Congo ou la province du Mai-Ndombe. Ils visent à renforcer la gouvernance forestière, à appuyer les communautés locales dans la gestion durable des ressources naturelles et à promouvoir des activités alternatives à la déforestation.

Un apport financier non négligeable

L’apport financier des projets REDD+ pour l’économie de la RDC est difficile à évaluer précisément, car il dépend de plusieurs facteurs, comme le prix du carbone, le niveau de performance des projets ou les modalités de répartition des bénéfices1.

Toutefois, on peut estimer que le Fonds National REDD+ (FONAREDD), qui constitue l’instrument financier principal pour la mise en œuvre de la stratégie nationale REDD+, dispose d’une dotation de 200 millions de dollars accordée par l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI)23.

Ce montant représente environ 0.4% du produit intérieur brut (PIB) de la RDC en 2022. Le FONAREDD vise à financer des plans d’investissement sectoriels et territoriaux qui contribuent à la croissance verte et à la réduction de la pauvreté. Lire aussi: RDC : scientifiques et experts internationaux à Yangambi pour la Conférence Internationale sur les forêts du bassin du Congo