Délégués des groupes armés au processus de Nairobi

Les représentants des groupes armés actifs dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Maniema et Tanganyika présents aux pourparlers de Nairobi ont accepté de déposer les armes.

Ils ont donné leurs positions lors d’une rencontre, mercredi 30 novembre, avec le facilitateur de l’EAC pour le processus de paix dans l’Est de la RDC, Uhuru Kenyatta.

Après près de dix heures d’échanges marathon, Uhuru Kenyatta, a déclaré que tous ont accepté de désarmer et de donner la chance au processus de paix.

Cependant, ces groupes armés ont fait des propositions pour sortir de la crise sécuritaire qui sévit dans l’Est de la RDC.

Le groupe armé « CODECO » de l’Ituri a soumis au facilitateur de l’EAC et au gouvernement congolais la demande de prendre les mesures nécessaires pour exiger au groupe armé d’auto-défense « Zaïre » de déposer aussi les armes et de cesser d’attaquer ses positions.  Le groupe armé « Zaïre » n’est pourtant pas représenté à Nairobi.

Les groupes armés du Maniema souhaitent, quant à eux, le respect effectif des accords signés entre les groupes armés, les communautés, le gouvernement et l’entreprise « Banro » sur l’exploitation minière dans cette province.

Ceux du Tanganyika sollicitent la sécurité de la communauté « TWA ».

Les groupes armés présents aux pourparlers de Nairobi acceptent de déposer les armes

Les groupes armés du Sud-Kivu ont exprimé, eux aussi, leur volonté de mettre fin aux combats. Certains ont proposé la reprise des pourparlers entre les communautés « Bembe » et « Banyamulenge » ; d’autres le désarmement de tous les groupes armés étrangers dans la province.

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Les groupes armés du Nord-Kivu, ont demandé au facilitateur que soient désarmés les FDLR, les ADF et le M23.

Ces combattants ont aussi sollicité leur intégration au sein des services de sécurité, la libération de leurs compagnons faits prisonniers par l’armée et l’amnistie de leurs membres recherchés par la justice.

Notons cependant que le processus de Nairobi III entame sa deuxième journée de travaux jeudi 1er décembre dans la capitale kényane. Plus de 200 délégués sont représentés, notamment plus de 50 groupes armés et de la société civile de la RDC, en plus de la facilitation de la Communauté de l’Afrique de l’Est et d’une délégation de Kinshasa. Si le M23 n’y a pas été convié, les parties veulent ramener la paix et doivent débattre notamment sur les conditions de désarmement des groupes, voire de leur amnistie. Lire aussi: Les travaux du processus de Nairobi démarrent ce mercredi au Kenya