Goma :  la première journée ville morte respectée pour exiger la reprise de Bunagana et la fin de l’état de siège

Ce lundi 26 septembre, certains habitants de la ville de Goma ont répondu à l’appel de la société civile et des forces vives à deux journées ville morte, prévues lundi 26 et mardi 27 septembre 2022, pour demander la reprise des combats contre les rebelles du M23 à Rutshuru et exiger la paix et la sécurité sur toute l’étendue de la province du Nord-Kivu, le départ de la MONUSCO et la fin de l’état de siège.

Toute la journée, la ville est restée calme. Des écoles, boutiques et magasins sont restés fermées. 

Dans les quartiers chauds de la ville, par exemple à Ndosho et à Majengo des coups de feu ont été entendus dans la matinée. La police intervenait pour empêcher les manifestants qui tentaient de barricader les artères principales.

Des éléments des forces de l’ordre sont toujours visibles dans les coins les plus chauds de la ville, pour contrecarrer tout éventuelle manifestation.

La société civile urbaine de Goma se félicite pour cette première journée et appelle la population à continuer avec les actions de la journée ville morte demain mardi 27 septembre.

Dans un communiqué rendu public samedi 24 septembre, l’autorité urbaine de Goma, le Commissaire supérieur principal, François Kabeya Makosa, a mis en garde toute personne qui tenterait d’organiser toute manifestation sur la voie publique. Lire aussi: Le député national Kasekwa dépose une interpellation adressée à Sama Lukonde concernant Bunagana, toujours occupé par le M23 depuis 100 jours

Amour Imani Christian/Goma

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