Martin Fayulu

Dans son message de vœux adressé aux Congolais, Martin Fayulu, un des leaders de la coalition Lamuka, affirme que 2022 sera une année de combat et de victoire. Cette victoire, estime-t-il, doit être acquise avec l’implication de la population.

« Le temps est venu de réaffirmer la puissance de l’esprit, du génie et du caractère congolais, et de dire avec force que nous ne méritons pas le sort que nous subissons. Nous allons nous battre jusqu’au dernier patriote congolais pour nous réapproprier notre destin, en imposant une autre réalité politique, économique et morale », a annoncé Martin Fayulu.

Il dénonce aussi la politisation à outrance des institutions impliquées dans le processus électoral.

« Soyons unis et solidaires. Ne permettons plus jamais à quiconque de nous prendre en otage. N’acceptons plus d’être manipulés. Pour que la nation se construise et se tourne vers le progrès, nous devons dégager un consensus pour organiser des élections transparentes, crédibles, impartiales et apaisées. C’est là tout le sens de notre combat pour des réformes électorales consensuelles notamment celles de la dépolitisation de la CENI », a fait remarquer l‘opposant.

2021, année de souffrance

« Nous voici à la fin de l’année 2021, une année qui s’achève dans la souffrance, la douleur et la misère pour le peuple congolais. Je présente mes condoléances aux familles qui ont perdu les êtres chers pendant cette année, à cause de l’insécurité généralisée », indique Martin Fayulu. 

Il dénonce l’opacité dans la gestion de la taxe RAM (Registre des appareils mobiles) et dénonce le fait que le RAM soit maintenu par défi malgré les protestations de la population :

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« J’exige l’arrêt immédiat de prélèvement de RAM avec remboursement des frais perçus ».

Il estime aussi que « le pays est saigné à blanc par une minorité d’opportunistes, sans foi ni loi, dont la seule vocation est l’enrichissement illicite ».

Echec de la gratuité et de l’état de siège

Martin Fayulu s’en prend au gouvernement, qui est à la base de la baisse de la qualité de l’enseignement par le non-respect de ses engagements :

« L’échec patent de la gratuité de l’enseignement de base qui nous ramène à la case départ : la contribution des parents aux frais de scolarité a été restaurée, la qualité de l’enseignement est en dégradation continue et les enseignants sont mécontents de leur situation du fait du non-respect des engagements du gouvernement. »

Avec Radio Okapi

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