RDC : des soldats de la MONUSCO tuent de sang froid des civils après avoir forcé le poste frontalier de Kasindi (Nord-Kivu)

Des militaires de la Brigade d’Intervention de la MONUSCO, ont ouvert le feu à Kasindi, au Nord-Kivu, après avoir forcé le poste frontalier « pour des raisons inexpliquées et forcé le passage », reconnait Bintou Keita, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies ce dimanche.

La cheffe de la MONUSCO ajoute que cet incident grave provoqué par des casques bleus de retour de congé a causé des pertes en vies humaines et des blessés graves.

« La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies, Madame Bintou Keita, est profondément choquée et consternée par ce grave incident. Elle présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés », dit un communiqué de la mission onusienne.

Et d’ajouter:

« Face à ce comportement inqualifiable et irresponsable, les auteurs de la fusillade ont été identifiés et mis aux arrêts en attendant les conclusions de l’enquête qui a d’ores et déjà commencé en collaboration avec les autorités congolaises. Les contacts ont été également établis avec le pays d’origine de ces militaires pour qu’une procédure judiciaire soit initiée urgemment avec la participation des victimes et des témoins, afin que des sanctions exemplaires soient prises dans les meilleurs délais“.

Cependant des témoins rapportent que les casques bleus ont refusé que leurs véhicule soient fouillés à la barrière, et ont préféré forcer l’entrée et tirer durant plusieurs minutes. Sur le champ, huit civils ont été blessés et deux autres sont morts.

Cet incident intervient alors que le Secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, est à Kinshasa. Il a d’ailleurs été reçu samedi en fin de journée par le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

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On se souviendra que lors des manifestations publiques anti-Monusco à Goma, Beni et Butembo, des civils congolais ont également été tués par des tirs des soldats de cette force de l’ONU.

La population congolaise ne supporte plus la présence de la MONUSCO en RDC, car après 22 ans au Congo, les 21 000 casques bleus n’ont pu rétablir la paix ni sécuriser les populations de l’est du pays en proie à l’insécurité due aux groupes armés.

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