Christophe Mboso, président Assemblée nationale

Le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso, a renvoyé au mercredi 20 avril, le débat sur l’examen de la loi électorale. Ce débat a été boycotté par les députés du FCCt. En effet, cette proposition de loi électorale si elle parvenait à passer, pourrait bousculer tous les calculs dans le microcosme politique congolais.

Députés FCC

Jeudi 14 avril dernier, les députés nationaux membres du FCC, (Opposition), sont montés au créneau, brandissant la menace, jusqu’à sécher la plénière. Ils ont en outre parlé de vive voix devant la presse, pour dénoncer le fait que le texte sur lequel les députés nationaux membres de l’Union Sacrée se basent, ne serait pas celui qui rencontre l’assentiment de toutes les parties prenantes au processus électoral.

Boudé par les députés du FCC, le débat sur l’examen de la loi électorale renvoyé à mercredi 20 avril

Vu la tension soulevée par la question, tel Ponce Pilate, le Président de la Chambre Basse du Parlement, Christophe Mboso a renvoyé ce débat à mercredi 20 avril pour, entre autres raisons, donner du temps aux députés nationaux de l’opposition qui sont sortis de la salle de revenir aux bons sentiments.

« À cause d’une abondante documentation, il s’agit des propositions venant des différents acteurs. Votre Bureau vous propose la démarche suivante, nous reportons le débat à notre séance de mercredi, nous pouvons même prendre 3 jours de débat. Toute cette documentation venant de différents partenaires politiques et sociaux sera distribuée aux députés nationaux pour enrichissement. Il est souhaitable d’ici à mercredi que les différents groupes parlementaires se concertent autour des options à lever. Le bureau de l’Assemblée nationale restera ouvert à recevoir les propositions venant des autres partenaires politiques et sociaux qu’ils ne l’ont pas encore fait. S’il y a une disposition qui requière un consensus, votre bureau reste ouvert pour organiser une concertation entre majorité et opposition », a-t-il déclaré.

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Pour Christophe Mboso, le débat restera parlementaire

Mboso Nkodia a prévenu que le débat restera parlementaire et non extraparlementaire car, a-t-dit, le bureau n’a pas compétence d’organiser un débat en dehors de l’institution.

Et, parallèlement, les députés du FCC, qui ont vidé la salle, le jour de l’examen et vote de cette proposition de loi électorale, exigent une Cour Constitutionnelle conforme à la constitution et aux lois pertinentes, une CENI recomposée et comprenant les représentants légitimes de l’opposition politique ainsi qu’une loi électorale dont les grandes lignes auront été discutées, préalablement et en dehors du parlement, entre les différentes parties prenantes, dont la société civile qui n’a pas de représentation au sein du Parlement.

Ils considèrent cette proposition de loi comme étant des lacunes aux effets néfastes pour la paix et la démocratie en RD Congo.

Delly Sessanga
Delly Sessanga

Notons que le député national Delly Sessanga, porte-parole de dix députés initiateurs de la proposition de loi en cours d’examen, a présenté l’économie du texte. Pour lui, cette proposition de loi a été élaborée dans un esprit de recherche du consensus et des solutions de problèmes rencontrés dans le cadre du processus électoral.

Elle vise, d’après lui, à construire un système électoral réellement démocratique, stable, reposant sur des règles essentielles susceptibles de rassurer tous les acteurs, rationaliser la décentralisation, en la rendant plus efficace, réaliste et compatible avec les moyens de l’État empêcher la corruption électorale et assurer plus de représentativité et une plus grande légitimité des élus en vue d’une mesure adhésion population à l’action des institutions. Lire aussi: RDC/Assemblée nationale : les députés FCC boudent l’examen de la proposition de loi portant révision de la loi électorale