Francs congolais

L’Association nationale des institutions de microfinance (ANIMF) et l’Association professionnelle des coopératives d’épargne et de crédit (APROCEC) organisent, les 16 et 17 mars à Kinshasa, la première conférence nationale de la microfinance en République démocratique du Congo (RDC).  

Dans une interview accordée mercredi dernier à Radio Okapi, la présidente de l’ANIMF et CEO de Finca RDC, Mamie Kalonda, affirme que l’objectif global de cette conférence sera de faire le plaidoyer auprès du gouvernement, la Banque centrale du Congo et les autres partenaires de la microfinance sur l’importance et la place de ce secteur dans le processus du développement inclusif de la RDC. 

Il sera question, de manière spécifique, de renforcer le lien entre les deux organisations professionnelles de la microfinance en RDC (ANIMEF et APROCEC), les différents partenaires et surtout, assurer la visibilité des deux associations en tant qu’acteurs du secteur en RDC, poursuit Mme Kalonda. 

Le 16 octobre 2019, le Président de la République avait lancé à Kinshasa, le programme présidentiel accéléré de lutte contre la pauvreté et les inégalités. Ce programme vise à combattre le caractère multidimensionnel de la pauvreté, qui frappe près de 69% de la population congolaise vivant essentiellement dans les milieux ruraux et périurbains. La microfinance s’avère être l’outil incontournable pour atteindre ces objectifs. 

A la question de savoir comment la microfinance entend participer à ce programme, Mamie Kalonda a répondu : 

« Premièrement, nous sommes des acteurs de proximité. La microfinance, c’est le petit commerçant de 5 dollars, un ou zéro dollar qui peut commencer une activité financière, qui permet de devenir client dans une institution financière ». 

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Selon elle, la participation d’ANIMEF et APROCEC dans ce programme est d’aller vers les plus démunis, atteindre les personnes qui sont exclues, qui ont honte d’entrer dans des grandes banques avec 1 000 francs congolais (0,5 USD), qui ne peuvent pas ouvrir des comptes dans les grandes banques. 

« Nous, nous avons la politique de proximité, nous comprenons nos clients. Nos interactions sont même dans les langues locales, nous avons une technologie appropriée. La microfinance, qui sert à encourager les petits entrepreneurs, à booster les micro-entrepreneurs, est la meilleure des approches », croit savoir Mamie Kalonda.

Avec Radiookapi.net

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