Marché central de Kinshasa

La société Safricom a déclaré que les conclusions de l’inspection générale des finances (IGF) qui affirment qu’elle doit verser à la ville de Kinshasa 23 066 493,93 dollars américains au titre d’intérêts dans le cadre du contrat de la construction du marché central, sont erronées.

On se souviendra en effet que l’entreprise du sujet libanais Hassan Mourad a été indexée par un rapport de l’IGF dans ce dossier.

Safricom affirme en outre que l’IGF n’a pas attendu le délai de 3 jours qui lui a été accordé pour répondre au travail provisoire.

Safricom déclare « erronées » les conclusions de l’IGF

« Après le travail provisoire de l’Inspection générale des finances, les inspecteurs généraux ayant le dossier ont écrit le 11 janvier 2022 à Safricom l’informant par son avocat de leur feuille d’observations et l’invitant à envoyer ses réponses dans les 72 heures à dater de la réception de la correspondance en vue d’une séance de travail entre les deux parties. La lettre a été réceptionnée par le cabinet d’avocat de Safricom le même 11 janvier 2022. Curieusement sans attendre l’expiration du délai de 3 jours, ces inspecteurs ont rédigé les conclusions de l’enquête justement au moment où l’avocat de Safricom terminait la lettre en réponse à celle précitée reçue le 11 janvier 2022 », dit le communiqué de Safricom de ce jeudi 20 janvier.

Safricom affirme détenir toutes les pièces et insiste que les conclusions de l’IGF sont erronées.

« Safricom détient plusieurs pièces, incluant des témoignages des personnes clés qui avaient la charge du dossier du marché central de Kinshasa au sein de l’hôtel de ville de Kinshasa. L’ensemble de ses pièces démontre que les conclusions de l’IGF sont erronées et que c’est plutôt la ville de Kinshasa qui est redevable envers Safricom sarl », poursuit le document.

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L’entreprise de Hassan Mourad rappelle qu’« elle était en justice contre l’hôtel de ville de Kinshasa et a gagné le procès, même quand celui-ci est allé en appel ».

« Safricom n’ayant pas recouvré ses droits à l’issue de ce procès, est aujourd’hui au niveau de l’organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) », précise la société.

controverse

Dans son rapport de cette mission sollicitée par le Gouverneur de Kinshasa Gentiny Ngobila, l’IGF a indiqué que « les travaux effectués par la société Safricom ont coûté au total 3 551 960,27 $. Les recettes réalisées par la Société Safricom pour l’exploitation du Marché Central de Kinshasa pendant la période contractuelle : USD 26 618 454,20 et les recettes versées par la Société SAFRICOM à l’hôtel de Ville de Kinshasa pendant la période du contrat : USD 126 000,00. Surplus réalisé par la société Safricom et gardé par devers elle : USD 23 066 493,93 ».

Pour rappel, l’hôtel de ville de Kinshasa avait conclu en juin 2005 un contrat avec la société Safricom pour entre autres, aménager des espaces extérieurs autour du marché, le long des avenues Rwakadingi, de l’École et Bolingo; construire des arrêts de bus au marché central et 100 magasins pavillonnaires ainsi qu’aménager des parcs de signalisation. Ce contrat a été résilié en novembre 2019 à l’arrivée de Gentiny Ngobila à la tête de la ville, qui affirmait que « le contrat concernant notamment l’aménagement, l’entretien et la gestion du marché central de Kinshasa, n’a pas atteint les objectifs y définis, 14 ans après sa conclusion ».

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Un nouveau marché moderne attendu

Par conséquent, le marché central a été fermé et démoli en 2021. Un autre, plus moderne, sera érigé au même endroit par une autre firme, et disposera d’une capacité d’accueil de 62 000 marchands sur une surface de 40 000 m2.

Le gouverneur Gentiny Ngobila, soutient que les études de faisabilité pour la construction du marché central sont réalisées à plus de 80%.

« Le financement existe déjà. L’argent est prêt. Pour les gens qui ne savent rien, qui n’ont pas l’habitude de construire, ça sera le bâtiment le plus imposant dans notre ville de Kinshasa », a confirmé Gentiny Ngobila, qui souhaite que le chantier soit prêt avant la fin du mandat du chef de l’État.

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