Salle de classe vide

Tony Mwaba, ministre de l’EPST, a menacé de révocation tous les enseignants qui seraient tentés de poursuivre le mouvement de grève, qu’il a par ailleurs qualifié d’illégal, mercredi.

Le ministre congolais, particulièrement remonté contre les dignitaires de l’Eglise catholique qui selon lui, inciteraient les enseignants de leur réseau à boycotter la reprise des enseignements dans leurs écoles.

A ce titre, Tony Mwaba a précisé que l’Etat congolais irait jusqu’à envisager la rupture de la Convention qui lie le pays avec le réseau des écoles catholiques depuis des décennies.

Tony Mwaba, ministre de l’EPST

Le Gouvernement congolais accuse ouvertement l’Eglise catholique à travers la CENCO, d’être derrière ce mouvement de grève qui affecte pour la plupart des écoles conventionnées catholiques, et ce, pour des raisons politiques.

Selon le ministre, les enseignants qui seraient révoqués, seraient remplacés par des nouvelles unités et les enseignants déjà en fonction, mais non payés.

Selon des observateurs à Kinshasa, ces menaces seraient difficiles à mettre en pratique, notamment du fait que l’Eglise catholique contrôle près de 70% du réseau de l’enseignement primaire et secondaire dans le pays, et qu’elle est propriétaire de ses propres installations scolaires, qui pourraient se transformer automatiquement en établissements d’enseignement privés, et donc payants, mettant ainsi à mal, le principe de la gratuité de l’enseignement dont se prévaut le régime en place. Lire aussi: EPST : 40.000 FC pour sauver la rentrée scolaire du 4 octobre

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