Ministre de l'EPST, Tony Mwaba

Les épreuves de la session ordinaire de l’Examen d’Etat (EXETAT) ont débuté sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo (RDC), ce lundi 30 août. 774 871 candidats du secondaire sont attendus à ces épreuves qui iront jusqu’au 2 septembre 2021, dans 2 456 centres disséminés sur l’ensemble du territoire national et dans ceratains pays limitrophes tels que le Burundi, l’Angola, l’Ouganda, la Tanzanie et le Rwanda.

Le coup d’envoi a été donné à Kenge dans la province du Kwango par le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et techniuqe (EPST), Tony Mwaba.

Le ministre est accompagné d’une dizaine de députés nationaux du Grand Bandundu, du Secrétaire général intérimaire à l’EPST, Christine Nepa Nepa, ainsi qu’une délégation des syndicalistes.

Près de 800 000 élèves attendus

Lors de son allocution de lancement officiel de ces épreuves, le ministre de l’EPST, Tony Mwaba a dit aux élèves :

« l’examen d’Etat édition 2020-2021 que j’ai l’honneur de lancer aujourd’hui à partir de Kenge, est soumis à 774 871 candidats répartis dans 2456 centres disséminés à travers le pays ainsi que dans les pays limitrophes.

Chers Finalistes la session ordinaire à laquelle vous serez soumis pendant 4 jours n’évalue pas seulement la classe de -ème des humanités, mais l’ensemble des études faites depuis le cycle primaire jusqu’ à maintenant.

Elèves finalistes de Kenge

Je vous invite dès lors à mettre à contribution toutes les connaissances et compétences acquises au cours de votre formation afin de réaliser de bons résultats sans recourir aux pratiques de tricherie. J’ai engagé mon ministère dans le combat pour la rupture avec les antivaleurs sous toutes leurs formes. Je veux pour mon pays des hommes et des femmes déterminés à triompher par leurs propres efforts . J’exhorte tous les finalistes de la république démocratique du Congo à réaliser un fructueux travail individuel. Ceci implique que j’attends de vous la dénonciation de tous les mercenaires qui attendent autour pour faciliter la fraude et la tricherie et résoudre les items en vos lieu et place. »

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Incertitudes à Beni

Si dans certaines villes et provinces de la RDC, les préparatifs se sont bien déroulés, dans la sous-division de l’EPST Beni, Olivier Matsoro Lenge, responsable de la sous province éducationnelle (sous-PROVED) de Beni, affirme que tout est prêt pour la session.

Mais, l’insécurité grandissante ne rassure pas les autorités scolaires quant à la passation de ces examens. Dominique Kambale Sondirya, sous-PROVED de Bulongo craint que certains élèves ne se présentent pas après l’attaque de vendredi dans le groupement Buliki, secteur de Ruwenzori et celle d’Oicha, intervenue samedi 28 août.

Des attaques qui sont à la base du déplacement des populations dont des élèves. Matsoro Lenge plaide pour la sécurisation des centres de passation d’examens :

Finalistes du secondaire Beni
Finalistes du secondaire Beni

« Personnellement, je ne fais que déplorer cette situation qui nous arrive à la veille des examens d’Etat. Nous sommes nous même très embarrassés par cette situation d’insécurité qui a perduré.

Alors nous ne pouvons qu’implorer l’intervention de l’autorité politico-administrative pour assister les différents centres pour que les examens se déroulent dans un bon climat ». Lors d’une réunion de sécurité tenue vendredi, le gouverneur militaire avait rassuré de la sécurisation de tous les centres de passation des examens d’état dans la région de Beni.

Des sanctions sévères contre des corrompus

Plus loin du Nord-Kivu, le ministre provincial de l’EPST au Maï-Ndombe, Ambroise Nkele Nkosi a promis des sanctions sévères à l’endroit des inspecteurs, chefs des centres et chefs d’établissements qui vont orchestrer des fraudes lors de la passation des épreuves de la session ordinaire de l’examen d’Etat dans la province du Maï-Ndombe.

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Ambroise Nkele Nkosi invite les parents à ne payer que 60 000 Francs congolais (30 USD) officiellement exigés pour la participation à ces épreuves.

« On va sanctionner ces inspecteurs-là, tous ces chefs des centres qui vont permettre la fraude dans leurs centres d’examen d’état. Nous sommes venus combattre tous ces gens-là qui marchent dans la malhonnêteté. Nous allons les traquer, nous allons suspendre et nous allons sanctionner tous ces inspecteurs qui oseront cette fois-ci autoriser à ce qu’il ait fraude dans leurs centres. Qu’ils laissent les enfants travailler eux-mêmes », a-t-il déclaré. Lire aussi: Beni : Le maire lance officiellement la session ordinaire de l’Examen d’Etat 2020-2021

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