Beni : l’élève Abigaïl Katungu, victime de la répression policière, évacuée à Kinshasa pour des soins sur ordre du chef de l’État

Le président Félix Tshisekedi, a ordonné ce mardi 22 Juin, l’évacuation sur Kinshasa de l’élève Abigaïl Katungu, victime de la répression policière à Beni (Nord-Kivu), lors des sit-in organisés à la mairie de la ville par les élèves qui réclamaient la descente du chef de l’Etat sur place pour s’enquérir de la situation d’insécurité.

Cette élève avait été victime de la barbarie des éléments de la police, en chassant les élèves à la mairie où ils venaient de passer 8 jours pour exiger la présence de Félix Tshisekedi à Beni. C’est lors de cet événement que, Abigail Katungu avait eu le bras gauche fracturé. Conduite à l’hôpital pour des soins malheureusement inefficaces, son cas avait été porté à la connaissance du chef de l’Etat lors de son récent séjour à Beni et dans les deux provinces en état de siège.

Très touché par les témoignages de ces élèves brutalisés par les éléments de la police, le chef de l’État a décidé de son évacuation à Kinshasa pour qu’elle reçoive des soins appropriés.

Le président du parlement d’enfants à Beni, par le biais de son porte-parole Salva Ndulani, précise que cette dernière est arrivée à Kinshasa ce même mardi 22 Juin. Il remercie le président de la République pour l’accomplissement de sa promesse « le président de la République après nous avoir reçus au niveau de l’hôtel Albertine, le jour de la réception des couches de la population, il avait promis prendre en charge tous les enfants qui étaient blessés au niveau de la maire et qui étaient en train de suivre jusqu’à présent les soins à Beni, c’est ainsi que la fille étant aussi blessée, étant aussi en cours de traitement, elle a été retenue pour partir à Kinshasa. Ça nous réjouit, et nous sommes satisfaits parce que nous avons l’impression que le chef de l’État commence à répondre favorablement à nos revendications », a-t-il précisé. Lire aussi: Beni : des élèves chassés violement de la mairie par les forces de l’ordre, après 7 jours de sit-in

Azarias Mokonzi/Beni

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