Goma :  la synergie des mouvements citoyens décrète deux jours sans activités pour dire non à la MONUSCO

Dans un point de presse animé ce mercredi 7 avril 2021, les mouvements citoyens et plusieurs structures de jeunes de la ville de Goma (Nord-Kivu), s’activent à ceux des villes de Beni, Butembo et territoires de Beni et Lubero, réclamant le départ immédiat de la MONUSCO, la mission onusienne du sol congolais.

Ainsi, deux journées sans activités seront observées ce jeudi et vendredi sur toute l’entendue de la ville de Goma pour dire « non aux massacres des civils à Beni et oui au retrait de la MONUSCO ».

A cette occasion, les manifestants prévoient une marche pacifique qui ira de la station Mutinga en commune de Karisimbi pour chuter au gouvernorat du Nord-Kivu et à la base de la MONUSCO, d’après Kukule Math Stéphane, l’un des manifestants

« Nous disons que nous devons accompagner les amis qui sont en train de faire les manifestations à Beni et à Butembo, nous avons décrété deux jours de ville morte jeudi et vendredi, pour compatir avec les amis de Beni et Butembo qui sont en train de manifester leur mécontentement », indique-t-il

Kukule Math Stéphane

Ce jeune de la ville de Goma dit ne pas voir le travail de la mission onusienne dans la partie orientale de la République démocratique du Congo, où les gens sont abattus au jour le jour, notamment dans la région de Beni

« Nous n’allons pas nous fatiguer, nous allons même marcher durant une année pour dire non à la MONUSCO, elle doit rentrer chez elle parce qu’après évaluation, en 20 ans ici chez nous il y’a pas de réalisations, ils ont des matériels suffisants, notamment des drones, des armes lourdes, mais ils ne font rien, nous n’avons jamais entendu que la MONUSCO a mis la main sur cinq ADF », se plaint-il

Lire :  Le gouverneur du Nord-Kivu promet de résoudre les problèmes de criminalité à Goma dans 4 jours

Il sied de signaler que 10 jours sans activités avaient été décrétés depuis le lundi dernier dans la partie grand nord de la province pour la même cause.

Yannick Warangasi/ Goma

Réagissez à l'article

Your email address will not be published.