Vidiye Tshimanga reconnait le manque d’expérience et d’expertise autour de F. Tshisekedi

Deux ans après l’alternance « pacifique et civilisée » entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila à la tête de la RDC, le bilan du fils d’Etienne n’est pas reluisant.

Arrivé en grande pompe avec un programme d’urgence de 100 jours qui a conduit son directeur de cabinet Vital Kamerhe en prison, et un projet de gratuité de l’enseignement de base, qui laisse sur le carreau élèves et enseignants, le président Félix Tshisekedi est en train d’apprendre à ses dépens que 37 ans d’opposition ne suffisent pas pour apprendre la gestion et la gouvernance d’un Etat moderne.

Le constat amer est même fait par des proches du sérail, à l’instar de son conseiller stratégique, Vidiye Tshimanga, qui, lors d’un échange avec la presse dimanche 24 janvier, a reconnu l’inexpérience dans le chef des animateurs du régime.

Vidiye Tshimanga reconnait le manque d’expérience et d’expertise autour de F. Tshisekedi

« Notre part de responsabilité vient d’abord et avant tout, pour moi qui ai passé 22 ans dans l’opposition, peut-être d’un manque d’expérience de la chose de l’État. Je ne pense pas que c’est un péché de le reconnaître, je pense au contraire qu’il faut connaître ses limites pour pouvoir s’entourer des personnes qui ont plus d’expériences. Malheureusement que vous le vouliez ou pas aujourd’hui si on parle d’expériences, ce sont des personnes qui ont participé dans les gouvernements précédents à notre arrivée. Ils ont une expérience bonne ou mauvaise. Aujourd’hui si on doit parler d’expérience de la Présidence de la République, quelqu’un qui peut donner de son expérience comme conseil, c’est le Président Joseph Kabila qui venait de sortir. Ce que nous pouvons dire aujourd’hui dans ces deux ans, je parle de mon côté personnellement, il y avait un manque d’expérience et d’expertise », a expliqué Vidiye Tshimanga.

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Plus d’une voix s’élèvent pour affirmer que deux ans de Félix Tshisekedi à la tête du Congo, c’est davantage de dégradation de la situation sociale et économique, avec l’insécurité qui bat son plein dans l’Est du pays, les nouvelles unités de la Fonction Publique qui ne sont pas prises en charge, sans compter l’absence de la courtoisie institutionnelle, et de multiples violations du Parlement par des militants de l’UDPS et l’arrestation des journalistes…

Le peuple d’abord?

On est depuis, loin des slogans du genre « le peuple d’abord », lorsqu’on considère le niveau de dégradation du niveau de vie de la population congolaise, qui survit depuis des lustres avec moins d’un dollar US par jour, dans un pays où la desserte en eau potable et en courant électrique est la plus mauvaise du continent africain. Le rêve de faire de la RDC l’Allemagne de l’Afrique restera ainsi une utopie qu’un mandat passé à des chamailleries ne saurait réaliser :

« Le pays comme la RDC ne peut pas être relevé en une année, ou deux ans, ça prendra du temps (…). Pour construire une grande nation, il faut une fondation solide, c’est ce que le Président Félix Tshisekedi fait depuis le premier jour de son accession au pouvoir (…) En ces deux années, si nous devons tirer des leçons, c’est que les Congolais, politiciens se concentraient à se chamailler sur des problèmes personnels, individuels que de réfléchir à l’intérêt de toute la nation (…) » a reconnu Vidiye Tshimanga.

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